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Test – The Last Guardian

Accouché non sans une certaine douleur, après 10 ans de gestation, la dernière œuvre du géniteur d’Ico et de Shadow of the Colossus, Fumito Ueda, est disponible depuis peu. The Last Guardian nous propulse dans un monde charmeur et poétique, où l’apprivoisement de Trico, cette grande créature, sorte de griffon, nous fait oublier certaines errances techniques grâce à l’émotion que le jeu distille de bout en bout.

  • Test
  • Fiche

Trico, viens par là!

La patience finit bien souvent par payer. C’est le cas avec The Last Guardian. D’ailleurs, de la patience, il va falloir en avoir également en cours de partie. On aime ici s’axer sur les mécaniques de jeu et le gameplay pour établir des critiques qui sont, si possible, analytiques de ces principaux aspects. Avec The Last Guardian, il faut bien avouer que ces points ne sont pas autant cruciaux. Mais on y reviendra…

Plongée dans une vaste forteresse, l’aventure débute avec un jeune garçon, dont on ignore le nom, s’y éveillant, couvert d’étranges tatouages. Non loin de lui gît une énorme bête qu’on peut qualifier de griffon. Un improbable assemblage de chien, de chat, couvert de plumes et aux pattes de rapaces, sans oublier ses cornes naissantes. Lui, c’est un Trico, que l’intro présente comme un dévoreur d’hommes. Ce Trico là est enchaîné dans la même pièce que l’enfant tatoué, blessé en son flanc par deux lances. Très vite, on comprend qu’il convient de venir à son secours, pour tour à tour lui ôter lances et entraves. Commence alors à se lier une amitié entre les deux protagonistes qui ne vont plus se quitter jusqu’à la fin de l’aventure. On pourrait en dire plus, mais ce serait dévoiler l’essence même du titre, et on préférera vous en laisser la découverte…

Techniquement réussi, mais pas parfait…

Visuellement, The Last Guardian est très réussi. On sent bien que sa sortie sur PS4 plutôt que sur le modèle de console de salon précédent de Sony était une nécessité technique. Très fouillé, superbement animé, usant d’effet de lumières magnifiques, le jeu ne ménage d’ailleurs pas la PS4 qui se met souffrir sous la charge. On se dit que le titre doit tourner un peu mieux sur la PS4 Pro, mais on lui octroiera sans peine les quelques chutes de frame rate en échange de la patte artistique aux petits oignons. De même, on se fera fi des positionnements de caméra pas toujours folichons. Mieux encore, comme on pardonnerait par amour, on s’accommodera de son gameplay. Oui, car le lien qui se crée entre le jeune garçon et Trico fait presque oublier ces points. On y est contemplatifs, et tant pis si les mécaniques de jeu sont soit trop lâches, nous gratifiant en échange d’animations de tous les instants, soit trop collantes, presque scriptées, lors des phases de grimpette, que ce soit sur le dos de Trico ou le long de corniches pour avancer dans l’aventure. C’est en cela si particulier, d’autant que les concepteurs ont eu la justesse d’esprit de ne pas aider le joueur dans la progression hormis sur quelques simples mécanismes de base, que l’on ne sait plus très bien si l’intention du joueur prime toujours sur l’animation qui en découle. C’est là que Trico excelle dans son appréhension du monde et interagit avec le jeune garçon. Jamais on n’avait encore ressenti cette sensation de partage avec un animal virtuel, qui en fait à sa tête, mais qui sait aussi répondre par sa présence lorsqu’on l’appelle. Qui a ses humeurs, ses craintes, et son appétit à assouvir et dont il faut prendre soin. Car dans cette aventure, s’il y est bien question de combats, ce ne sera jamais le jeune garçon tout seul qui pourra s’en défaire. Au joueur donc de toujours penser à faire évoluer indirectement Trico. Il pourra l’aider à atteindre des zones inaccessibles pour lui, et inversement. Même équipé d’un bouclier, le jeune homme ne pourra s’en servir qu’avec Trico à proximité, puisque l’objet de défense sert en fait à faire jaillir des éclairs de la queue de la bête. C’est là tout le paradoxe de The Last Guardian. Il nous impose le respect d’un point de vue artistique et de par l’émotion entre les deux êtres virtuels et le lien qui les unit, un respect qui fait passer les mécaniques pures de jeu, ne répondant justement pas à la moindre sollicitation, de manière flottante, comme reléguées au second plan. D’ailleurs, d’une fois passées certaines petites frustrations initiales, on oublie bien vite cette approche préconçue du jeu vidéo, pour découvrir enfin quelque chose de véritablement nouveau, générant une jouabilité pour ainsi dire magique chargée d’émotion. Et qui laisse contemplatif de toute la trame artistique mise en place.

La belle histoire

Pour tous ceux qui avaient parcouru Ico et Shadow of the Colossus, The Last Guardian sera sans doute un peu moins surprenant que pour les nouveaux venus face au travail de Fumito Ueda. Dans tous les cas, les possesseurs d’une PS4, amateurs de belles histoires à la réalisation soignée, apportant un zest de fraîcheur dans la prise en main, ne devraient en aucun cas se priver de se lancer dans The Last Guardian. Un must have de cette fin d’année sur PS4, pour ne pas dire un chef d’œuvre…

Type: Aventure-Action
Éditeur : SIE
Age/Pegi : 12+
Sortie : 7.12.2016
Multi-joueurs :
Plate-forme : PS4
Testé sur : PS4

  • Relation entre Trico et le jeune héros
  • Animations et jeux de lumières
  • Emotions
  • Exploration
  • Interface

  • Caméra
  • Soucis de collisions
  • Moteur physique qui toussote
Commentaires
Accouché non sans une certaine douleur, après 10 ans de gestation, la dernière œuvre du géniteur d'Ico et de Shadow of the Colossus, Fumito Ueda, est disponible depuis peu. The Last Guardian nous propulse dans un monde charmeur et poétique, où l'apprivoisement de Trico, cette grande créature, sorte de griffon, nous fait oublier certaines errances techniques grâce à l'émotion que le jeu distille de bout en bout.

En résumé...

A mon avis...

Excellent!

The Last Guardian nous plonge dans une aventure où les liens qui se créent entre le héros et la créature imaginaire, Trico, sont incroyablement bien rendus, portant de l'émotion. Si le titre n'est pas parfait techniquement, il apporte toutefois un bon bol de fraîcheur et s'inscrit comme un indispensable sur PS4.

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