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Test – Nioh

La Team Ninja revient de loin avec Nioh, au développement pour le moins chahuté durant de longues années, avec un jeu qui devait initialement sortir sur PS3. L’attente n’aura pas été vaine pour ce titre qu’on sent autant inspiré par les Souls que par les Ninja Gaiden et autre Diablo. Attention, ça va trancher!

  • Test
  • Fiche

Soul, mais pas trop

Oui, Nioh repompe sans gène l’expérience des Souls. Mais il serait réducteur de s’arrêter à une telle comparaison même si le titre peut se vanter de se voir qualifier des mêmes adjectifs : hardcore, technique, voire masochiste. La Team Ninja ne s’est pas contentée de reproduire le travail de From Software décliné en une version nippone, mais y a injecté tout son savoir-faire dans l’art des combats qui se veulent aussi nerveux que dans un Ninja Gaiden. Ici, la prudence sera de mise, les attaques se verront millimétrées et la mort vous fera sentir son souffle glacé sur la nuque à chaque instant.

On se retrouve dans Nioh avec un découpage en niveaux distincts, contrairement à Dark Souls, sans oublier un loot d’équipement surabondant qui fonctionne à la façon de Diablo. Avec de telles références, forcément, on se dit que le titre est allé puiser çà et là dans diverses inspirations, pour ne pas dire qu’il est simplement allé bouffer à tous les râteliers. Mais l’ensemble est drôlement cohérent et prenant. Alors certes, graphiquement, le rendu toujours sombre de l’action tient le rôle de cache-misère pour des graphismes qui ne sont pas vraiment folichons, mais on apprécie toutefois le soin apporté aux animations par le studio.

William Adams, le brother de Geralt de Riv?

Du côté de l’histoire en elle-même, on y incarne William Adams, personnage historique et premier sujet de Sa Majesté à avoir posé pied sur terrain nippon aux alentours du 17e siècle. Là aussi, la Team Ninja n’y est pas allée de main morte du côté de l’inspiration pour son personnage principal, puisqu’au premier coup d’œil, on y perçoit automatiquement un Witcher en kimono. La trame, elle, passe par moult cinématiques, tandis que les phases de dialogues permettent de capter sans risquer de se tromper les tenants et aboutissants de l’aventure. Du classique, mêlant personnages historiques et mélange de folklore japonais, propulsant en première ligne les Yokai, démons issus de l’obscurité et répandant leur corruption jusque dans le cœur des terres et de leur peuple. C’est au sein d’une nation en crise que William, parfois aidé par quelques personnages non jouables se joignant à l’aventure, montrera toute sa dextérité avec ses katanas afin d’y ramener la paix.

Pour ce qu’il en est du gameplay, la signature de la Team Ninja est bien présente, permettant de manier cinq armes plus ou moins fortes. Entre le katana, les doubles lames à la portée plus réduite, les lances défavorisant la garde ou les haches assénant plus de dégâts, mais consommant plus d’endurance, les choix ne manquent pas pour en découdre. En parlant d’endurance, elle revêt un aspect central dans les combats, et il faudra savoir la gérer au mieux pour pouvoir prendre le dessus sur les adversaires, sans quoi, la mort aura tôt fait d’apporter sa sentence. Pour compléter l’arsenal, William disposera encore d’arcs ou d’arquebuses et canons portatifs, apportant un bon potentiel de combat à plus grande distance, mais très souvent limités en munitions. Enfin, le héros pourra s’équiper de 2 armes principales et de deux autres à distance, histoire de varier les tactiques d’approches des adversaires. D’ailleurs, on comprendra rapidement qu’il vaut mieux toujours s’adonner à des combats à 1 contre 1, l’arrivée d’un second ennemi dans la zone de combat se posant en désavantage souvent bien trop grand pour s’en sortir indemne. Par-dessus ce gameplay qui passe par le renouvellement fréquent de l’équipement, les développeurs ont ajouté des techniques et des combos spéciaux déblocables par le biais d’arbres de compétences. Des aptitudes à déverrouiller qui ajoutent pas mal de relief au système de combat, tandis que la gestion de l’endurance permet de relever le challenge tout au long de l’avancement dans le titre qui s’avère nerveux à souhait dans sa jouabilité.

La voie du ninja

Nioh s’avère plus classique lorsque l’on prend soin de jeter un œil à sa construction par niveau, transformant les missions, principales ou secondaires en autant de possibilités de farming. Les environnements sont variés sur fond de Japon féodal, et il faudra prendre soin à bien passer par les autels de prière qui servent ici de checkpoints entre deux essais pour se frayer son chemin d’une manière ou d’une autre, d’autant qu’il est souvent possible d’accéder à une zone par le biais de raccourcis bienvenus.

Les ennemis, parlons-en, varient d’un extrême à l’autre dans Nioh. D’un côté, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçus par un recyclage marqué de certains d’entre eux, alors que d’un autre côté, certains boss sont vraiment inspirés dans leur réalisation, tout comme dans leurs paterns de combat, pas évidents du tout à anticiper. Il faudra faire preuve de courage pour en venir à bout, et y laisser plus d’une vie, tant bien souvent la difficulté prend son envol face à ces boss relativement à l’avancement dans le reste du niveau. Mais Nioh sait être généreux, puisque les butins à amasser à chaque victoire sont bien fournis. Un loot qui influencera la qualité de l’équipement de William, permettant d’acquérir plus de puissance en combat, un meilleur contre ou encore une régénération améliorée des points d’endurance. Autant de points à améliorer tout au long de l’aventure qui peut se boucler en un peu moins de 40 heures dans un titre auquel on ne pourra pas reprocher grand-chose, si ce n’est son aspect graphique, pas brillantissime, que l’on sent hérité d’un développement initié sur PS3. Toutefois, la Team Ninja se rattrape avec une belle direction artistique qui vient gommer ce point avec brio.

Type: Action RPG
Éditeur : Koei
Age/Pegi : 18+
Sortie : 08.02.2017
Multi-joueurs :
Plate-forme : PS4
Testé sur : PS4

La Team Ninja revient de loin avec Nioh, au développement pour le moins chahuté durant de longues années, avec un jeu qui devait initialement sortir sur PS3. L'attente n'aura pas été vaine pour ce titre qu'on sent autant inspiré par les Souls que par les Ninja Gaiden et autre Diablo. Attention, ça va trancher!

En résumé...

A mon avis...

Excellent

Pour les amateurs de titres de combats inspirés de la série des Souls, Nioh est un must have sur PS4. Difficile mais gratifiant, il apporte une dynamique de combat comme seule la Team Ninja sait en créer. 40 heures d'un bonheur masochiste auquel il ne faut couper sous aucun prétexte.

  • Gameplay
  • Ambiance
  • Mécanique de récupération (Ki)
  • Contenu 

  • Interface pas très pratique
  • Graphismes un peu à la traine
  • Bestiaire redondant
  • Dosage de la difficulté parfois mal calibré (certains boss)
Commentaires

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