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Test – Prey

Attendu de pied ferme, utilisant le nom d’une licence qui eut son heure de gloire en 2006, ce nouvel opus, réalisé par Arkane Studio n’a que très peu de points communs avec ce que l’on a vu jusqu’ici. Savant mélange de genres, doté d’un gameplay aux petits oignons, ce Prey version 2017 a de quoi séduire.

  • Test
  • Fiche

En route pour la gloire

Ni reboot, ni suite, Prey dans sa nouvelle mouture nous place dans la peau d’un ou d’une scientifique adepte des modifications neuronales, Morgan Yu. On se réveille alors le 15 mars 2032 dans notre appartement, on y enfile promptement une combinaison, et nous y voilà parés pour passer une série de tests qui permettront d’accéder à la station spatiale de recherche Talos 1. Une introduction servant ici de didacticiel, bien pensée et décalée qui restera sans doute dans les annales du jeu vidéo. Par la suite, le scénario s’emballe, et on se réveille à nouveau le 15 mars, mais on se rend vite compte qu’un problème est survenu. Prestement équipé d’une clé à griffe, la suite de l’histoire nous montre qu’en fait l’introduction se déroulait déjà sur Talos 1, station maintenant envahie par une forme d’alien capable de mimétisme qu’il faudra combattre, ou éviter. On se retrouve rapidement dans un état de tension permanent, d’autant que vu les formes diverses que peuvent prendre ces extraterrestres, on pourra se faire attaquer par n’importe quel objet semblant pourtant anodin.

Foisonnant de bonnes idées, Prey dispose d’un gameplay touffu qui laisse un énorme choix aux joueurs. Si on est plus enclins à choisir l’avance discrète, surtout en début de partie, rien ne nous empêche de nous attaquer frontalement aux créatures. Ce qui se réalise cependant plus facilement en faisant preuve de réflexion, en combinant diverses armes, pouvoirs et objets environnants. Reste que la discrétion s’avère le chemin le plus sûr. Recherche de mots de passe et piratage de postes de travail et lecture de nombreux mails sont également au programme, un peu à la Deus Ex. Cependant, le titre est plus orienté sur l’habileté et la vitesse que la réflexion, le mini-jeu de piratage manquant un peu de profondeur par rapport à Deus Ex, mais ce n’est qu’un détail, Prey disposant d’autres points forts. On notera également les divers environnements de la station spatiale, dont une partie donne l’occasion de quelques passages en apesanteur bien réalisés. Pour compléter son attirail, le jeu se dote d’un système d’artisanat bien pensé, grâce à la présence de recycleurs qui permettent de décomposer différents objets ramassés et de fabricateurs qui utilisent ces matériaux pour créer de nouveaux objets, pour peu que l’on dispose de plans de fabrication retrouvés précédemment dans l’avancement du jeu. Les ressources étant limitées, il ne faut pas lésiner sur l’utilisation de ces machines, afin de récolter des neuromods qui permettent d’augmenter le nombre et la puissance de nos pouvoirs, des munitions ou des armes supplémentaires. Ces dernières sont, pour certaines, originales. À l’image du canon GLUE (pour gelée liquide ultra entravante), qui projette une sorte de mousse qui permettra de se protéger d’un arc électrique, d’éteindre un feu ou même d’immobiliser temporairement un ennemi. On pourra même s’en servir pour créer des escaliers afin de progresser différemment dans les niveaux. D’autres armes sont également originales, à l’image de la charge recyclante, une grenade qui absorbe tous les objets et ennemis inclus dans son rayon d’action et les transforme en matériaux de recyclage.

On dispose également de divers pouvoirs, répartis dans différentes sections (ingénieur, sécurité, énergie, scientifique, télépathie, transformation…) qui prennent toute leur ampleur lorsque l’on commence à pouvoir absorber les aptitudes d’ennemis, les Typhons. On se retrouve alors avec la capacité de ralentir le temps que quelques secondes, de créer des extra-terrestres alliés à partir de cadavres humains ou encore de se transformer en objets, comme le font les Mimic. Un dernier point autant amusant qu’apportant au gameplay, puisque l’on y conserve la capacité à se déplacer. Ainsi, il devient possible de se faufiler dans des lieux inaccessibles autrement, tandis que les aliens ne nous considèrent plus comme un humain et ne nous prennent plus en chasse.

Superbe pot-pourri

Prey est donc très riche dans son gameplay, tellement même qu’on se retrouve avec une foultitude de possibilités pour faire son chemin. Le titre nous tient en haleine et force ainsi habilement à l’exploration en poussant l’imagination de chacun. Seul petit bémol, cette foule de possibilités passe par un nombre plutôt cossu de menus, tandis que certains va-et-vient cassent un peu la fluidité du gameplay en coupant un peu trop l’action. Pour autant, on sent bien qu’Arkane studio à accordé un grand souci de détail à son titre dans le level design très crédible, sans oublier la direction artistique bien sentie. Par contre, pour ce qu’il en est des graphismes, ils n’ont rien de réellement extraordinaire dans leur technicité. Mis à part cela, Prey est vraiment un jeu à parcourir et risque de marquer son arrivée par une pierre blanche dans le genre.

Type: Action/ FPS
Éditeur : Bethesda
Age/Pegi : 18+
Sortie : 05.05.2017
Multi-joueurs : Non
Plate-forme : PC, PS4, Xbox One
Testé sur : PS4

Attendu de pied ferme, utilisant le nom d'une licence qui eut son heure de gloire en 2006, ce nouvel opus, réalisé par Arkane Studio n'a que très peu de points communs avec ce que l'on a vu jusqu'ici. Savant mélange de genres, doté d'un gameplay aux petits oignons, ce Prey version 2017 a de quoi séduire.

En résumé...

A mon avis...

Excellent!

Habile mélange de genres, entre System Shock et Deus Ex, Prey se démarque du genre par un gameplay éclectique et touffu. On y apprécie une tension de jeu de tous les instants, un peu comme dans Alien, et le titre fait quasiment un zéro faute, si ce n'est au niveau de ses graphismes qui n'ont rien d'exceptionnel. Un titre à parcourir d'urgence pour les amateurs de FPS très bien ficelés.

  • Armes et pouvoirs
  • Détails du gameplay
  • Direction artistique

  • Les menus
  • Graphismes datés
  • Mini-jeu de piratage pas très inspiré

Commentaires

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