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Test – Dragon Ball Fighter Z

Particulièrement attendu par les fans de la célèbre franchise Dragon Ball créé par Akira Toriyama dans les années 80, Bandai Namco livre enfin au grand public, après plusieurs présentations du titre lors des différents événements e-sport en 2017, le jeu de combat qui aura suscité la plus grande attente et la plus grande hype auprès des joueurs ces derniers mois. Développé par Arc System Works, qui n’est plus nécessaire de présenter puisqu’il est à l’origine des grands noms du genre tels que Gulty Gear ou encore Blazeblue, le studio propose sa vision de la franchise tout en restant dans ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire les jeux de combats en 2D, se démarquant ainsi des dernières productions sur la licence tels que Dragon Ball Xenoverse.

  • Test
  • Fiche

La sortie d’un nouveau titre sur la licence Dragon Ball reste toujours un événement particulier auprès des fans, et c’est sur ce point qu’Arc System Works a axé le développement de Dragon Ball Fighter Z en proposant avec le plus grand respect, le jeu le plus fidèle possible, se rapprochant de ce fait au maximum de l’œuvre originale. Dès les premières minutes de jeu on retrouve avec la plus grande joie tout le travail effectué par les développeurs. A l’instar des derniers Gulty Gear en date, Dragon Ball Fighter Z carbure sous l’Unreal Engine et propose d’une main de maître une modélisation des personnages et des décors en cell-shading, offrant ainsi une direction artistique fabuleuse par rapport aux mangas et aux animes. Fort heureusement le fan service ne s’arrête pas juste à l’aspect visuel puisqu’une nouvelle fois les développeurs ont respecté à la lettre les différents mouvements des protagonistes. On peut reproduire en jeu le Kamehameha téléporté de Goku, enchaînement final à l’épée qu’utilise Trunks pour vaincre Freezer ou encore l’attaque combinée entre Gohan adulte, Goku et Gotens lors du combat contre Broly. Les développeurs ont également intégré énormément de clin d’oeils en allant même calquer et reproduire certaines scènes présentes dans la série diffusée sur nos écrans. Mise en place en début ou en fin de combat, il faudra certes choisir les bon personnages et la bonne arène mais on retrouve avec une certaine nostalgie, la scène culte du manga, lorsque Freezer fait disparaître Krilin sous les yeux de Goku sur la planète Namek, qui par la suite devient fou de rage et se transforme pour la première fois en super sayajin ou encore de la mythique mise en scène de la mort de Yamcha lors de son affrontement contre Nappa.

Au delà de l’aspect purement fan très poussé, les développeurs ont particulièrement soigné la technique du titre. On se retrouve clairement face au jeu de combat le plus abouti graphiquement aujourd’hui, les effets de lumières, de particules, les animations de chaque personnages, tout est fluide et calibré aux petits oignons. Dragon Figther Z en devient limite bluffant qu’on soit fan ou non, tout a été fait avec passion et se ressent en jeu. Il est très plaisant à jouer.

Passons maintenant en revue le nerf de guerre de tous jeux de baston : le gameplay. Dragon Ball figther Z est donc un jeu de combat en 2.5D et comme toutes les productions du studio. Les personnages et les décors sont certes modélisés en 3D mais le titre est jouable en 2D avec une caméra qui peut, en fonction des actions, se déplacer pour offrir un angle de vue différent pour dynamiser l’action, comme c’est le cas dans Gulty Gear par exemple. Dragon Figther Z offre des combats en équipe, 3 contre 3, et permet de changer de personnage en pleine action ou de les utiliser en soutien ponctuel, à l’instar d’un Naruto Storm ou plus particulièrement de Marvel Vs Capcom 3 dernière production de Capcom. De ce fait Figther Z change de tout au tout son approche et se différencie des autres jeux de la licence avec une action très soutenue et rapide.

De plus les développeurs ont mis l’accent sur la prise en mais puisque le titre se veut compétitif et fait déjà office dans les différentes rencontre e-sport un peu partout dans le monde. Alors si de premier abord le gameplay peut paraître simple et accessible à tous avec ses combos automatiques qu’il suffit de lancer en appuyant plusieurs fois sur un seul bouton, un rapide passage dans le mode défis ou avec un peu de pratique permet se rendre compte que la prise en main peut être bien plus profonde et demande du temps pour vraiment trouver ses marques et utiliser tout le potentiel offert. Dragon Ball Fighter Z offre donc une bonne courbe de progression et réussira à contenter aussi bien les débutants que les habitués du VS Figthing qui cherchent sans cesse de bonnes sensations en se dépassant, sans pour autant être aussi technique que certains ténors du genre. On aura donc à notre disposition par défaut, et répartis sur différents bouton, des coups léger, moyens, lourds et la possibilité d’envoyer des kikoa. Bien entendu les combinaisons de certaines touches avec ou sans directions peuvent donner la possibilité de se téléporter rapidement derrière son adversaire, de l’envoyer valser dans les airs ou de le pulvériser avec un puissant kamehameha par exemple. Notez que chaque personnage possède une attaque spéciale dévastatrice unique.

Toujours dans but de proposer un titre compétitif, les développeurs ont fait le choix de la qualité à la quantité au niveau du nombre de personnages disponibles et proposent un rooster de 24 protagonistes  très bien équilibré. 21 personnages de bases et 3 autres qu’il est possible de débloquer en jeu. Il faudra user de tactique et de maîtrise lors de nos parties et jouer sur les aptitudes de chacun pour trouver sa team parfaite. Couvrant les arcs allant de Dragon Ball Z à dragon Ball Super on retrouve les principaux personnages qui ont marqué la série. De NAPPA  à Beerus en passant par Yamcha, Cell ou Hit, le panel est large et permet à tout un chacun de se retrouver. Bien entendu les fans peuvent pester sur le faible nombre de personnages et l’absence notoire de certains grand nom comme Broly par exemple, mais encore une fois la direction compétitive du titre demande un rooster équilibré et d’éviter les doublons. Evidemment, on ne se cache pas que la raison d’ajouter d’autres icônes par la suite grâce au DLC joue énormément. Le season pass est d’ores et déjà disponible et permettra de retrouver 8 nouveaux personnages par la suite.

Dragon Ball Fighter Z est magnifique, dynamique, nerveux avec une prise en main simple et très efficace mais ça ne fait pas tout et pour devenir une référence dans le genre et éviter la foudre des joueurs, un jeu de combat se doit de proposer un contenu digne de ce nom.  Arc System Works à pensé à cela et propose un titre plutôt complet même s’il manque quelques modes de jeu comme la survie ou encore le time attack. On retrouve donc les traditionnels modes : VS en local, tournoi, l’entrainement libre ou défis, l’arcade proposant trois séries de combats à faire en normal ou en difficile, en ligne regroupant des matchs avec classement ou amical et bien entendu un mode histoire très conséquent. Divisé en trois chapitres distincts mais complémentaires au niveau du scénario, puisqu’il permet de vivre l’histoire sur différents point de vue, le mode histoire propose une bonne dizaine d’heures de jeu et nous demande de faire face à la nouvelle menace de l’armée du Ruban Rouge : l’Android C-21, en prenant le contrôle des différents personnages de la licence. Si l’histoire fait complètement son job, sur sa durée de vie, on l’assimile malheureusement à un mauvais OAV de la série, et elle n’offre aucune vraie sensation bien que les ingrédients qui font la force de la franchise et l’humour sont plus ou moins respectés. Le rythme est plat et ne possède aucun vrai temps fort. De plus la difficulté inexistante n’arrange pas vraiment les choses à tel point qu’on arrive à s’ennuyer par moments, tandis que le fait de faire grimper en niveau les personnages ou de débloquer des scénettes faisant référence au manga n’aide pas vraiment. Bien qu’il a le mérite d’exister on aurait aimé quelque chose de plus percutant et accrocheur sans pour autant s’attendre à un résultat du niveau des OAV qui ont bercé notre enfance.

Il reste, pour boucler notre test, de parler du HUB. Arc System Works a fait le choix de proposer quelque chose de différent des jeux de combat en général. En lieu et place d’un menu plus ou moins basique reprenant tous les modes de jeu, ici on se retrouve sur un HUB central reprenant les codes de la franchise, très similaire à ce qu’on peut trouver dans la série des Xenoverse. Cela permet, sans pour autant interagir avec les autres joueurs, de centraliser tout ce petit monde dans le même espace. Un salon peut contenir jusqu’à 64 joueurs, il existe bien entendu plusieurs salons en fonction de votre région. On se déplace donc dans cet environnement et nous devons interagir avec différents PNJ pour lancer les différents modes de jeu listés ci-dessus. Cela permet également de défier directement, sans passer par les combats mondiaux, certains joueurs en lançant ou en rejoignant des arènes de combat. Si l’idée de ce HUB est particulièrement bien pensée et colle bien à l’univers, dans la pratique cela peut rapidement devenir pénalisant. En effet l’obligation de se connecter à ce HUB pour jouer et lancer les modes de jeu fait que si nous nous retrouvons sans connexion internet ben…. On ne peut pas jouer et ce, même pour des combats en local avec un ami sur le canapé… et autant le dire, depuis le lancement de Dragon Ball Figther Z de nombreux soucis de connexion se sont déjà manifestés. A plusieurs reprises je me suis fait éjecter des salons sans raison apparente, m’obligeant à relancer ma connexion au HUB et ce plusieurs fois d’affilé par moment.

Dragon Ball Fighter Z est bien le titre promit depuis son annonce lors de l’E3 2017. Arborant des graphismes magnifiques et très fidèles au manga avec son gameplay simple en apparence, dynamique, fluide et bien maîtrisé, Arc System Works vient une nouvelle fois s’imposer en proposant sa vision des jeux de combat. Avec sa réalisation léchée, plaçant le fan service en avant, Dragon Ball Fighter Z ravira aussi bien les fans que les néophytes et devient sans trop de mal une nouvelle référence du genre. Bien que le titre ne soit pas parfait, avec quelques modes de jeu manquants et un mode histoire pas vraiment au niveau du reste du jeu, cela faisait bien trop longtemps qu’on attendait une telle adaptation de l’œuvre d’Akira Toriyama.

Type:  combat
Editeur:  Bandai Namco
Age/Pegi:  12
Sortie: 26/01/2018
Multijoueur:  Oui
Plates-formes: Xbox one, Playsation 4, PC
Testé sur: Playstation 4 Pro
Particulièrement attendu par les fans de la célèbre franchise Dragon Ball créé par Akira Toriyama dans les années 80, Bandai Namco livre enfin au grand public, après plusieurs présentations du titre lors des différents événements e-sport en 2017, le jeu de combat qui aura suscité la plus grande attente et la plus grande hype auprès des joueurs ces derniers mois. Développé par Arc System Works, qui n’est plus nécessaire de présenter puisqu’il est à l’origine des grands noms du genre tels que Gulty Gear ou encore Blazeblue, le studio propose sa vision de la franchise tout en restant dans ce…

En Résumé...

A mon Avis ...

Coup de coeur du mois

Dragon Ball Fighter Z met tout le monde d'accord et devient sans difficulté une nouvelle référence du genre. A la rédaction c'est notre coup de cœur du mois.

  1. Graphismes, c’est beau, c’est fluide
  2. Le fan service
  3. Fidélité à l’œuvre originale
  4. Les voix japonaises
  5. Un gameplay travaillé, dynamique, nerveux et explosif
  6. L’animation des différents personnages
  7. Un rooster varié
  8. Accessible
  9. Une bonne courbe de progression pour les habitués du VS fighting
  10. L’interaction des personnages dans le mode histoire
  11. 60 FPS verrouillé en combat
  1. Histoire peu intéressante
  2. Le doublage français pour les nostalgiques
  3. Season pass pour les personnages
  4. Manque quelques modes de jeu liés au genre
  5. Les musiques officiels aux abonnés absents

 

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