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Test – God of War

Ça y est. Kratos a bien fini par mettre les voiles dans les pays nordiques, abandonnant la mythologie grecque et son gameplay beat’em all pour passer à une vue à la troisième personne, accompagné de son fiston. Santa Monica Studio signe à nouveau un très bon jeu, tirant incroyablement bien parti de la puissance de la PlayStation 4.

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  • Fiche

Dis papa, pourquoi tu ressembles au père Fouettard ?

Les temps ont changé depuis la série originale God of War. Exit la Grèce et les duels contre les dieux de l’Olympe, fini aussi le beat’em all bourrin, mais jouissif. Le fantôme de Sparte est maintenant barbu, équipé d’une hache qui peut s’utiliser comme un boomerang en lieu et place des fameuses lames du chaos, tandis que son fiston l’accompagne dans les contrées d’Odin. L’histoire débute d’ailleurs par une cérémonie dédiée à la femme de Kratos, passée à trépas, lors de laquelle le grand balèze et son petit bonhomme nous font comprendre le but initial de ce voyage : y répandre les cendres de feu leur bien-aimée.

La narration, contrairement aux précédents épisodes, ne s’appuie plus sur la sublime conteuse en voix off. C’est un peu dommage. Par contre, le dialogue s’instaure entre le père et son fils, Atreus, permettant à ce dernier de découvrir petit à petit son redoutable paternel. Autant dire que la relation père-fils n’est pas géniale, et on perçoit très rapidement Kratos comme un père Fouettard, ne manquant jamais de rabaisser son fiston ou de lui sortir des phrases toutes faites qu’on peinerait à accepter d’entendre sur un champ de bataille, entre guerriers accomplis. Autant dire que la sauce, de ce côté, ne prend pas totalement, même si, pour ceux qui ont déjà incarné Kratos à l’écran, ce ton bourru et sa dureté peuvent se comprendre. Pour autant, le fil de l’histoire se dévoile de manière cohérente, c’est déjà ça de pris…

Parce que oui, il y a un autre changement de taille. Pensez à The Last of Us, au duo de Joël et Ellie. Transposez ces personnages à Kratos et Atreus, passez le tout à la manière d’un seul plan séquence filmé de l’arrière, ajoutez des décors des pays du Nord, et vous obtenez God of War à la nouvelle sauce. On aurait pu craindre que cette caméra placée dans le dos de Kratos, quasiment fixe, soit rédhibitoire lors des combats, mais non, elle s’en sort bien. De plus, pour compenser le fait que Kratos, par le placement de cette caméra, ne voit pas tout le champ de bataille lors de combats, c’est Atreus qui lui dit d’où vient le danger hors champ de vision. Le petit peut, très intelligent ajout dans le gameplay, être sollicité par le joueur lors des affrontements. Il fonctionne à la manière d’un combo, avec, par exemple, la possibilité de tirer des flèches sur les adversaires, les figeant momentanément en plein vol, permettant à Kratos de les fendre d’un bon coup de hache. Cette hache, qui peut agir comme un boomerang en étant lancée et rappelée à l’envie, offre un excellent rendu lors des combats, tandis que Kratos n’omet pas de se servir de ses poings. Une arme principale qui évolue, naturellement. Si le combo père fils et l’arme principale marchent très bien, les furies sont toujours de la partie, et s’avèrent toujours autant décisives. Mais, contrairement à une gestion des touches du pad très intuitives dans les précédents opus, il faudra ici un peu d’adaptation pour ne pas s’emmêler les pinceaux.

Un vaste terrain de jeu

Si le jeu offre une aire d’amusement immense, permettant hors quêtes annexes de s’éclater pendant une bonne trentaine d’heures, la première moitié du titre est complètement scriptée, n’offrant de loin pas un monde ouvert, tout au plus ce que l’on connaît déjà dans Uncharted 4. De quoi avoir déjà un bon sentiment de liberté, tout en permettant aux concepteurs de gonfler le titre en intensité, puisqu’aucun temps mort n’est à déplorer dans l’avancement de Kratos et d’Atreus. C’est surtout dans les missions secondaires, où l’on vient en aide à des personnages de second rang, que l’on cherche des trésors ou encore que l’on affronte de redoutables Valkyries que le jeu s’ouvre un peu plus, mais en demeurant tout de même sur une base de carte très classique. Pour ce qu’il en est des ennemis, même si certains boss sont épiques, on perd un peu de cette sensation d’immensité qu’avaient certains adversaires dans les précédents volets. La faute à l’angle de vue fixe imposé dans le dos de notre spartiate barbu. Par contre, il est un peu regrettable que les gros ennemis soient un peu trop souvent recyclés. Ah, et ne vous inquiétez pas, ce God of War a aussi droit à ses quick time events, histoire de rendre certaines cinématiques plus claquantes.

Beau comme un camion d’huile d’olive grec

Après avoir fait le tour des grandes lignes, en vous évitant le spoil, il faut tout de même souligner la qualité des graphismes et animations de God of War, qui est sans doute un des, si ce n’est le plus beau jeu sur console à l’heure actuelle. Et ce, même sur la PS4 standard qui nous a servi à le tester. Pour sublimer le tout, alors que la PS4 encaisse cette débauche de puissance visuelle, la bande-son est très bien sentie, avec une musique orchestrale mettant le point d’orgue sur certaines scènes épiques à grands coups de chœurs. Du très bon travail dans la réalisation globale, à n’en pas douter.

Un titre à ne pas manquer, qui mérite de prendre place dans toute bonne ludothèque de possesseur de PlayStation 4.

Type:  Aventure/action
Editeur:  SCEE
Age/Pegi:  18+
Sortie: 20.04.2018
Multijoueur:  Non
Plates-formes: PS4
Testé sur: PS4
Ça y est. Kratos a bien fini par mettre les voiles dans les pays nordiques, abandonnant la mythologie grecque et son gameplay beat’em all pour passer à une vue à la troisième personne, accompagné de son fiston. Santa Monica Studio signe à nouveau un très bon jeu, tirant incroyablement bien parti de la puissance de la PlayStation 4.

En résumé...

A mon avis...

Bestial

God Of War nouvelle sauce réussi haut la main son pari du changement de style. Techniquement époustouflant, il méritait cependant une narration plus travaillée pour atteindre l’excellence. Il faut cependant avouer que reprendre la formule de Last of Us, dans les grandes lignes, avec un personnage aussi peu charismatique que Kratos, n’a pas dû être chose aisée dans les choix des axes de narration. Santa Monica Studio a encore une fois marqué des points, et n’est, apparemment, pas près de ranger la licence au placard après ce dernier volet…

  1. Graphismes
  2. Bande-son
  3. Ambiance
  4. Fluidité
  5. Genre « plan séquence » maîtrisé
  6. Système de combat
  7. Taille du jeu
  8. Défis annexes
  1. Scénario père-fils très cliché
  2. Bestiaire et armes limités

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