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Test – Detroit: Become Human

L’attendu Detroit: Become Human, production de Quantic Dream issue de l’imagination de David Cage est disponible depuis peu. Le studio parisien s’obstine dans son genre souvent décrié, étiqueté de non-jeu par certains, et le fait à raison. Après Heavy Rain et Beyond : Two Souls, Detroit : Become Human s’approche de la formule magique recherchée…

 

  • Test
  • Fiche

S’obstiner, parfois, ça paye

Les titres de Quantic Dream, on le sait bien, sont des de productions davantage orientées sur la narration dans lesquelles le gameplay est réduit à sa plus simple expression, où le joueur se laisse porter par une histoire qui se veut dictée par ses choix. Un film interactif ? Peut-être, mais un film interactif où nous sommes le héros. L’articulation de Detroit : Become Human se base donc logiquement sur trois piliers fondamentaux : la mise en scène, la réalisation et la narration. Pour ce qu’il en est du gameplay « traditionnel », il faudra cependant repasser, mais vivre une aventure différente ne fait de mal à personne, non ?

Du côté du pitch, il est relativement simple d’approche. Dans un futur pas si lointain, les humains ont laissé les tâches ingrates à des robots humanoïdes spécialisés, lesquels finiront par se poser des questions sur leur existence et leur place dans la société. Autrement dit, les scénaristes n’inventent rien et se servent d’une thématique maintes fois abordée pour dérouler des séquences touchant parfois à l’intime et partagées par trois androïdes aux origines variées : un super détective froid et méthodique, une bonne dans une famille où le père est violent et picole un peu trop, et enfin un assistant mis au rebut après un accident involontaire. Ensuite, en ce qui concerne l’écriture, on peut dire que l’exercice de style réalisé dans Detroit: Become Human est de bonne facture, même si on n’échappe pas aux poncifs récurrents et autres facilités scénaristiques qui rendent bien souvent l’intrigue cousue de fil blanc. Une réalité d’autant plus criante qu’ici, nous influençons directement le déroulement de l’histoire dans un des très nombreux embranchements qu’elle contient.

Du coup, comme il s’agit d’une expérience vidéoludique proche d’un film, la mise en scène est très travaillée. Cette dernière s’appuie sur des angles de caméra intelligemment pensés, plus efficaces que brillants, mettant en en avant les personnages ou les décors selon les situations, toujours avec un aplomb certain. Les graphismes sont aussi axés dans ce sens, avec une réalisation superbe des personnages, plus particulièrement de leurs visages, même si une apparence un peu « plastoc » est bien là, tandis que le monde de jeu n’est jamais ouvert, bénéficiant aussi d’un traitement correct, bien qu’irrégulier, marquant un peu le pas dans la réalisation des scènes externes dans leur rendu, du moins sur PS4 standard, puisque nous n’avons pas de PS4 Pro a disposition pour pouvoir juger du rendu potentiellement réhaussé sur cette console plus puissante.

QTE Héros

Niveau prise en main, il faut distinguer deux aspects de ce Detroit: Become Human. L’un, simpliste, invoquant des QTE rapides impliquant des choix importants, qui fonctionne très bien. L’autre, ma foi, lors des déplacements libres, qui est à la ramasse. Mouvements patauds, ergonomie aux fraises et caméra mal placée ternissent le tableau. Heureusement que ce gameplay traditionnel n’est pas trop présent, car on finirait par se dire que Quantic Dream ne sait pas ou ne veut pas faire de jeu « normal ».  En fait, là où le jeu fait fort, c’est dans les embranchements des choix et les implications déclenchés justement par des QTE rapides. À la fin de chaque chapitre, on prend connaissance des différents arcs possibles via un aperçu des décisions impactantes. On y découvre même si les autres joueurs ont pris les mêmes chemins via des pourcentages, tandis que certains segments sont très dirigistes et que certains choix se recyclent ou, pire, convergent vers une seule conséquence. C’est le cas notamment de ceux plus moraux consistant à sauver ou non un personnage secondaire, qu’il soit humain ou robot. Il est par ailleurs possible de louper plusieurs portions de Detroit: Become Human si vous faites des choix que l’on pourra juger mauvais. Mais pas de panique, ce ne sera que plus intéressant d’y rejouer différemment au cours d’une seconde partie, tant les choix semblent vastes. A ce sujet, si l’aventure, différente à priori pour chaque partie dans une certaine mesure, tient en haleine une dizaine d’heures, l’intégralité des scènes présentes offre 3 fois plus de contenu nous promet le studio. C’est dire si l’arborescence est large dans les possibilités potentielles.

IA le choix

Le but de Quantic Dream semble atteint avec Detroit: Become Human, qui donne un vaste choix dans les actions des joueurs pour le déroulement de ce jeu narratif, ou film interactif, on ne sait plus trop ou se trouve la limite. Le studio aura mis le temps pour y parvenir, mais il tient le bon bout. Reste que les réfractaires au genre risquent toujours de ne pas aimer ce dernier titre. Par contre, si vous avez apprécié Heavy Rain, on ne peut que vous conseiller de foncer !

Type:  Aventure/narratif
Editeur:  SCEE
Age/Pegi:  18+
Sortie: 25.05.2018
Multijoueur:  Non
Plates-formes: PS4
Testé sur: PS4
L’attendu Detroit: Become Human, production de Quantic Dream issue de l’imagination de David Cage est disponible depuis peu. Le studio parisien s’obstine dans son genre souvent décrié, étiqueté de non-jeu par certains, et le fait à raison. Après Heavy Rain et Beyond : Two Souls, Detroit : Become Human s’approche de la formule magique recherchée…  

En résumé...

A mon avis...

Bien!

Quantic Dream atteint enfin son objectif avec un jeu narratif à sa sauce qui offre un large choix de décisions importantes. La réalisation est globalement bonne, même si les phases de gameplay libre sont largement perfectibles. Les amateurs des expériences vidéoludiques à la sauce David Cage devraient apprécier, pour les autres, ma foi, c'est une autre histoire...

  1. Réalisation
  2. Choix et conséquences
  3. Variété des ramifications de scénario
  1. Gameplay « traditionnel » à la ramasse
  2. Facilités scénaristiques bien présentes
  3. Caméra mal placée dans l’évolution libre

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2 commentaires

  1. Personnellement, je trouve que la note est sévère. Le jeu est largement mieux que Heavy Rain et mérite le détour. Mais chacun son avis, c’est net🤔

  2. Eric Rivera

    Bon, la note n’est qu’un aspect. Après, si tu lis l’avis, c’est de loin pas méchant. Mais comme tu dis, chacun son avis😊

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