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Test complet: Silent Hill Downpour sur Xbox 360 et PS3

Aaah, Silent Hill, cette si jolie « colline silencieuse ». Une station balnéaire où il fait bon y passer ses vacances d’été, s’y balader à vélo ou y promener son chien par un beau dimanche ensoleillé, sans se soucier du lendemain… Et bien non, en réalité ce n’est pas tout à fait ça. Et ce n’est certainement pas les connaisseurs de la série qui diront le contraire car, il faut bien le reconnaître, dans le genre endroit inhospitalier et flippant, on fait difficilement mieux, ou pire, c’est selon. Il faut remonter en 1999 pour voir le premier épisode de cette saga désormais culte débarquer sur la Playstation première du nom. Le genre survival horror n’en était encore qu’à ses débuts et un certain Resident Evil monopolisait le marché. Pour éviter un simple « copier-coller » et pour se distinguer de ce dernier, qui s’avérait être à l’époque son principal concurrent, les développeurs de chez Konami avaient alors misé sur une approche plus psychologique et émotionnelle du personnage incarné, reléguant ainsi le côté action au second plan. Nous avions ainsi droit à un scénario qui ne dévoilait que peu de détails sur l’intrigue et laissait au joueur une grande liberté d’interprétation de l’histoire qui se déroulait sous ses yeux. Ce concept est d’ailleurs immédiatement devenu la marque de fabrique de la franchise. Depuis ce mémorable premier épisode qui avait marqué les esprits, les différentes équipes ayant travaillé sur les projets suivants ont bien compris qu’il fallait s’y tenir, les quelques rares tentatives d’innovations s’étant attirées les foudres des fans attachés à ses origines. La règle a-t-elle été suivie pour ce nouvel opus ?

[tab:Test]Par Mauriz

Explorer pour avancer, ou reculer…

Est-ce que je monte ou pas?

Ce huitième épisode de la série met en avant le personnage de Murphy Pendleton, un détenu dont nous ignorons, au départ, tout de son histoire et des raisons pour lesquelles il s’est retrouvé enfermé entre quatre murs. Silent Hill : Downpour étant, comme ses ancêtres, un jeu orienté essentiellement sur l’exploration et la recherche d’indices, le principal but se résume à reconstituer une sorte de puzzle dont les pièces, une fois imbriquées les unes dans les autres, permettront d’en apprendre plus sur le passé plus ou moins sombre de Murphy. Cependant, ce jeu de pistes est semé d’embuches et il faut bien souvent faire preuve de logique et de perspicacité pour pouvoir avancer dans l’aventure, celle-ci étant bourrée d’énigmes en tous genres. Les portes verrouillées de l’intérieur, les échelles à priori inatteignables et autres manivelles à tourner dans un ordre précis se mettent constamment en travers de la route de Murphy. Il faut donc se dépatouiller tant bien que mal pour trouver les solutions en fouillant à gauche et à droite dans des dédales de couloirs obscurs et oppressants. Sachant que ceci peut parfois être frustrant, les développeurs ont eu la bonne idée de proposer au joueur de choisir entre plusieurs niveaux de difficulté pour la résolution des casse-têtes avant qu’il ne se lance dans l’aventure. Une certaine disposition à rester calme et patient devant un problème incitera, ou pas, à activer cette option de facilité. Cependant, sachez que ces obstacles ressemblent de près ou de loin à tout ce qui a déjà pu être vu dans d’autres jeux et que si vous êtes un habitué du genre, le mode difficile ne vous paraîtra, par conséquent, pas insurmontable.

Une longue route menant à l’enfer

La première scène du jeu montre en détail un meurtre de sang-froid que commet Murphy dans les douches de la prison au sein de laquelle il purge sa peine. Okey, le décor est planté et l’univers glauque et malsain de la série semble apparemment de la partie. Après cette brève mais violente introduction, la suite des évènements amènera le prisonnier à devoir traverser une lugubre forêt où il ne ferait pas bon pique-niquer, prendre de la hauteur grâce à un téléphérique pour finalement redescendre dans les bas-fonds d’une sombre grotte. Bien que cette première partie du jeu ait le mérite de permettre de visiter des zones encore non explorées dans les précédents épisodes, le temps passé à les traverser semble extrêmement long. Si ce n’était pour les quelques cinématiques qui les ponctuent ou pour la scène du train de la mine qui s’avère être bien terrifiante, pouvoir éviter les quelques heures passées à essayer de rejoindre la cité de Silent Hill aurait été fort appréciable.Bref, ceci mis à part et une fois enfin arrivé à destination, c’est une ville fantomatique, brumeuse et silencieuse qui se dévoile à l’écran. Celle-ci a, de toute évidence, gardé le côté peu accueillant auquel nous pouvions nous attendre, et ce n’est qu’après y être entré que le jeu peut enfin commencer.

Apparemment, nous ne sommes pas les bienvenus

Ne reste pas là petit

Lâchés ainsi en ville sans aucune idée de ce qu’il faut faire, le premier réflexe sera d’en faire le tour en espérant trouver une indication de la marche à suivre pour se sortir de ce pétrin. Inutile de demander le chemin à un des habitants, ceux-ci étant plutôt du genre agressifs et peu loquaces. Car oui, Silent Hill n’a pas été totalement désertée et ses rues sont toujours fréquentées par des monstres hostiles à toute présence étrangère. À ce sujet, il faut avouer que le bestiaire du soft a deux défauts majeurs : le premier est que les créatures ne sont pas assez variées, et le second est qu’elles ne sont pas non plus très effrayantes. Contrairement à ce à quoi nous avaient habitués les précédents épisodes, on ne croisera quasiment pas ici d’êtres complètement difformes, de choses rampantes ou de bêtes baveuses, mais uniquement des sortes de zombies tout droit sortis d’une série B. De plus, les combattre s’avérant être aussi répétitif qu’ennuyeux, vous aurez bien vite compris que de les éviter en passant tout droit est une bien meilleure idée que de répondre à chacune de leurs provocations. Au cours de sa quête, Murphy aura également l’occasion de croiser des personnes à l’apparence plus… humaine. Loin de n’être que de simples personnages secondaires se contentant de faire de la figuration, chacun d’eux va jouer un rôle plus ou moins important dans l’intrigue, soit en aidant le héros, soit en l’empêchant d’avancer. Les cinématiques les mettant en scène sont relativement bien réalisées, leurs expressions faciales sont crédibles et les dialogues sont cohérents. Ils parviennent donc facilement à transmettre au joueur les sentiments qu’ils sont supposés procurer, qu’il s’agisse de pitié, de sympathie ou de peur. Ceci apporte un réel plus au soft car au niveau visuel, cela ne vole pas très haut.

Bien loin du chef d’œuvre visuel

Veillez à bien garder l'équilibre

En effet, côté graphismes, le soft semble dépassé. Les textures sont assez grossières et les décors bien rigides. Les maisons se ressemblent toutes et il n’y a quasiment aucune interaction possible avec celles-ci. De plus, l’image a une fâcheuse tendance à saccader lors de certains passages et dans l’ensemble, le titre souffre clairement d’un manque de finition. L’impression de jouer à un jeu sorti au début de l’ère des consoles HD est omniprésente. Heureusement, les fréquents flashbacks du héros et les cinématiques mentionnées ci-dessus permettent de hausser un peu l’attrait du jeu. À l’opposé de ce côté décevant du titre, la bande-son est quant à elle d’une qualité remarquable. Chaque note est calculée et rien ne part dans l’exagération. Pas de râles interminables des monstres, pas de brusque changement de volume lorsque l’action se rythme, juste ce qu’il faut pour apporter à l’ambiance générale le côté inquiétant que ce genre de jeu est supposé faire ressentir.

En résumé:

note-3-multiCet épisode n’est clairement pas le meilleur de la série, mais il n’est également pas le dernier de la classe. Disons que nous tenons là un jeu qui, malgré ses gros défauts, saura tout de même séduire un public de fidèles qui espéraient un Silent Hill proche des premiers épisodes et qui, accessoirement, ne seront pas trop regardants sur les graphismes un peu simplets du soft. Il semble en effet que les développeurs de chez Vatra se soient plus concentrés sur le scénario version papier que sur la mise en place du jeu lui-même, donnant ainsi l’impression de suivre une aventure très bien finalisée sur le fond, mais nettement moins sur la forme. Un jeu pas fondamentalement mauvais, mais à ne conseiller qu’aux aficionados de la série.

Mauriz

+ Les cinématiques, la bande-son, le scénario prenant, les différentes fins possibles.
Les graphismes bâclés, un bestiaire sommaire, les combats ennuyeux, le manque d’interactivité avec les décors.
[tab:Fiche]
Type: Survival horror [xrrgroup][xrr rating=2/5 label=”Graphismes:”][xrr rating=4.5/5 label=”Bande Son:”][xrr rating=2/5 label=”gameplay:”][xrr rating=4.5/5 label=”scénario:”][xrr rating=2.5/5 label=”Durée de vie:”][/xrrgroup]
Editeur: Konami
Age/PEGI: 18+
Sortie: 29.03.2012
Multijoueurs: Aucun
Plates-formes: Xbox 360, PS3
Testé sur: PS3
[tab:Images] [nggallery id=207] [tab:Vidéo] [tab:END]

A propos Mathieu Lanz

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