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Test complet: Diablo III sur PC

Et BOUM ! La météorite est tombée et elle a fait beaucoup de dégâts. Douze ans d’attente pour voir sortir Diablo III, un jeu qui a su se faire désirer mais qui a au moins le chic d’arriver avec fracas. Et par fracas, on entend un véritable Armageddon. Entre les millions d’exemplaires vendus depuis sa sortie et les innombrables réclamations des fans, Blizzard a de quoi être perplexe. L’erreur 37 et les problèmes de connexion aux serveurs auront empêché beaucoup de joueurs de profiter pleinement du jeu. Et pourtant… Diablo III a de quoi largement compenser ses défauts. Un titre puissant mais dont l’identité se perd quelque peu.

8

Par Jorris Sermet

[tab:Test]Bon, disons le d’entrée comme ça c’est réglé : pour jouer à Diablo III, il faut une connexion internet permanente. Cette barrière posée par Blizzard a de quoi surprendre bien qu’elle se justifie dans la lutte anti-piratage. Et l’arrivée prochaine de l’hôtel des ventes renforcera sans doute ce processus afin de contrer les fameux goldfarmers. Oui, l’hôtel des ventes n’est pas encore disponible (il devrait l’être dès le mercredi 30 mai) tout comme le mode PvP. On attendra donc encore un peu pour tester ces éléments essentiels du jeu.

Diablo III et WoW, une histoire d’amour.

Le féticheur à l’action.

Il y a de quoi largement s’émerveiller en plongeant dans le monde de Diablo. Enfin… Est-ce un Diablo ou un WoW hack’n’slash ? Ou bien encore un mix entre les deux ? On ne sait plus vraiment tant les similitudes sont nombreuses. Prenons l’interface, très jolie et sobre mais qui a de quoi raviver des souvenirs dans la tête des joueurs de World of Warcraft. Tout est très simple d’accès et les différentes options ressemblent étrangement à celles du MMO de Blizzard. Quant au design artistique, il est d’une finesse extraordinaire et propose des tableaux qui scotchent littéralement les yeux à l’écran. Néanmoins, les graphismes ont été  complètement modifiés par rapport à Diablo II. Souvenez-vous de la polémique des couleurs : Diablo III était trop coloré et le brouillard et le tond noir qui faisaient l’âme du jeu avaient disparu. Légèrement « cartoonisé », Diablo III se veut différent de son grand frère. Le choix assumé des développeurs ne peut être que salué. Au fond, libre à eux de ne pas faire un Diablo II avec de meilleurs graphismes mais bel et bien de créer et produire un nouveau Diablo qui saurait séduire avec d’autres arguments. Il fallait à la fois garder l’ambiance des opus précédant tout en créant un style nouveau pour se détacher et s’affirmer. Et puis les musiques sublimes et les cinématiques incroyables produites pour Diablo III doivent sans doute rendre jaloux différents réalisateurs de cinéma.

Des classes aux petits oignons.

Mais l’univers de Diablo, c’est aussi un scénario apocalyptique. Une mystérieuse météorite est tombée sur l’abbaye de Tristram, réveillant les morts et le roi squelette. Vous devrez donc entrer dans ce monde sans pitié en ravageant et détruisant tout sur votre passage. Pour ce faire, vous aurez le choix parmi les cinq classes proposées entre Barbare, Chasseur de démons, Moine, Sorcier et Féticheur. L’unique rescapé de Diablo II, le Barbare, se voit donc entouré de nouveaux petits copains venus participer à la fête. Mais ces nouvelles classes ne sont pas si étrangères que cela puisqu’elles sont toutes tirées de WoW. Le Chasseur de démons se poste à distance pour tirer avec un arc ou une arbalète, le Moine attaque au corps à corps et propose sans doute les mêmes compétences que le futur Moine-Panda de Mist of Pandaria, la prochaine extension de WoW. Le Sorcier n’est rien d’autre qu’un mage et le Féticheur ressemble étrangement aux démonistes mais porte un masque tribal. Néanmoins, toutes les classes se jouent différemment et proposent un gameplay aux petits oignons. Malgré le fait qu’on ne puisse pas personnaliser son personnage, le jeu s’articule bien autour de son histoire et les différentes compétences de chaque classe sont assez variées pour permettre de longues heures de reroll, ce d’autant qu’un système de donjons aléatoires à été implanté et qui permet de continuellement découvrir de nouveaux endroits et de revivre plusieurs fois l’histoire sous des perspectives différentes.

Diablo III entre « casualisation » et simplicité.

Le moine a la possibilité de se protéger.

Quant à la mécanique pure des compétences, il faut de nouveau se tourner vers le MMO de Blizzard pour y trouver la source d’inspiration des développeurs. Les techniques ressemblent étrangement à celles des classes de WoW. Par exemple, le Barbare peut bondir en avant, assommer ses ennemis, crier pour réduire les dégâts des adversaires, tourbillonner sur lui-même etc. Ces différentes compétences ne sont pas sans rappeler celles du guerrier. Mais au fond, qu’importe puisque la prise en main est facile d’accès (trop facile diront certains) et que dérouiller ses ennemis procure une sensation prenante. Blizzard connait la formule et l’applique à son nouveau titre puisque les compétences et les runes se débloquent au fil des niveaux. On ne peut donc pas vraiment créer son propre template ou répartir des points de compétence dans un arbre de talents. La casualisation de Diablo III en fera sans doute rechigner plus d’un, mais permettra à de nouveaux joueurs de ne pas se louper lors d’éventuelles attributions de points. Au final, on se demande si ce genre d’action est véritablement nécessaire. Si le joueur n’est pas capable de savoir qu’un Barbare nécessitera plus de force que d’intelligence, il n’a rien à faire là. Le propre du jeu de rôle était de pouvoir créer, modifier, changer à sa manière son personnage. Dans Diablo III, rien de tout cela, le jeu vous colle un personnage entre les mains et agit à votre place dans sa construction.

Et « splash » font les cadavres.

L’action, néanmoins, est le point fort de Diablo III. Très peu de temps morts ou de moments de flottement. Le joueur est continuellement submergé par des vagues d’ennemis qui deviennent de plus en forts tout au long du jeu. Les différents boss proposent des challenges intéressants et soutenus et le mode normal permet de se familiariser avec la mécanique du jeu. Mais le vrai défi se trouve dans les modes supérieurs (Cauchemar, Enfer et Inferno) qui devraient faire suer plus d’un habitué du clic frénétique. On ne se lasse jamais de cliquer et d’utiliser la panoplie de sorts à notre disposition. Diablo III a trouvé le bon mélange entre action pure et hack’n’slash tactique puisqu’il faut parfois s’éloigner de certains ennemis, les kiter (les faire courir derrière soi) ou se concentrer sur un monstre en particulier et délaisser les autres le temps d’en finir avec le premier. Et pour nous aider dans notre quête dévastatrice, il est possible d’équiper un nombre incalculable d’objets. C’est d’ailleurs la motivation première du jeu. La possibilité de désenchanter des objets magiques permet de se crafter un équipement correct auprès du forgeron qui vous suivra dans votre aventure. De plus, un joaillier fera son apparition à un moment du jeu pour sertir les objets et les renforcer à votre guise. En payant ces deux marchands, vous augmentez le nombre de craft possible (objet fabriqué par vos petites mains d’artisan). Autant dire que l’argent et les objets prennent une importance capitale dans la mécanique de Diablo III, et l’apport de l’hôtel des ventes qui permettra d’acheter un équipement avec de l’argent réel ne fera qu’intensifier cet aspect marchand du jeu.

Le mode Coopération, l’arme ultime.

Des environnements et une ambiance graphique sublimes.

Et puis si vous vous sentez seul, il y a la possibilité d’engager un mercenaire. Que ce soit un Templier, un Brigand ou une Enchanteresse, ces trois personnages ne sont pas sans importance. Ils vous aident à abattre vos ennemis, s’occupent parfois de vous soigner et possèdent quelques compétences qu’il faut choisir en fonction de votre style de jeu. Mais si vous en avez marre de taper la discussion avec un PNJ, un clic suffit et vous voilà rejoint par trois amis. Le mode coop, jouable jusqu’à 4, offre un plaisir décuplé. La grande force de cette pratique est qu’aucune classe ne se joue de la même manière. Vous placez les compétences de votre choix et votre copain qui joue peut-être la même classe que vous aura choisi un autre style de jeu. Les objets peuvent être échangés sans restriction aucune ce qui rend agréable le partage puisque les loots sont différents pour chaque joueur. La coopération est donc primordiale pour affronter les défis proposés par Diablo III, défis récapitulés dans l’onglet Hauts Faits, la fonctionnalité récurrente des jeux de Blizzard. Ce d’autant que la difficulté des combats s’adaptent aux niveaux des joueurs. Il faut donc être sur ses gardes, bien communiquer et respecter le rôle de chaque classe.

En résumé:

note-45-pcDiablo III est diablement chronophage et ne souffre d’aucun répit. Le seul moyen pour décourager les joueurs a été de les obliger à se connecter à internet. Mais les serveurs désengorgés et les erreurs réparées, nul doute que beaucoup succomberont à l’appel. Diablo III offre une mécanique de jeu surprenante, s’inspirant de son prédécesseur et de World of Warcraft, n’hésitant pas à carrément pomper dans celui-ci certains noms de sorts. L’interface est très accessible et légère ce qui rend le jeu simple d’utilisation. Les puristes crieront toujours au scandale mais Blizzard a assumé ce choix, ce qui permet à Diablo III de se former petit à petit une réputation sans comparaison possible. Il faudra simplement du temps pour oublier que ce n’est pas un Diablo II amélioré mais bel et bien un nouvel opus. L’ambiance graphique et sonore sont inqualifiables tellement elles sont prenantes et magnifiques. Les différents ajouts entourant le jeu, comme les Hauts Faits, sont appréciés à leur juste valeur et il faut rendre à Diablo ce qui est à Diablo, à savoir un jeu unique en son genre, marqué par une mécanique et un gameplay aux petits oignons.

Jorris Sermet

+ Les graphismes, le scénario intéressant, l’excellente bande-son, l’interface facile, le mode coop, le gameplay extraordinaire, l’action frénétique
La nécessité de se connecter à Internet, une difficulté “normale” trop facile, de nombreuses erreurs de connexion, pas encore de mode PvP, très inspiré de WoW
[tab:Fiche]
Type: Hack ‘n Slash [xrrgroup][xrr rating=4.5/5 label=”Graphismes:”][xrr rating=5/5 label=”Bande Son:”][xrr rating=5/5 label=”gameplay:”][xrr rating=4/5 label=”scénario:”][xrr rating=4.5/5 label=”Durée de vie:”][/xrrgroup]
Editeur: Activision/Blizzard
Age/PEGI: 16+
Sortie: 15.05.2012
Multijoueurs: 4 joueurs
Plates-formes: PC/Mac
Testé sur: PC
[tab:Images] [nggallery id=257] [tab:Vidéo] [tab:END]

A propos Mathieu Lanz

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Un commentaire

  1. J’aime bien cette comparaison avec WoW, chose qui n’a pas été suffisament rappelée par la presse en général. Bonne analyse.

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