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Olympus OM-D E-M5 : Un µ4/3 qui place la barre très haut…

Les appareils au format µ4/3 sont de plus en plus courants sur le marché. Mais jusqu’ici, leur qualité était toujours nettement en retrait par rapports à ceux du segment APS-C. Olympus, en faisant renaître son mythique OM en version digitale, l’OM-D, remet les pendules à l’heure. Et de quelle manière!

[tab:Test]

Un oeil de lynx dans un boitier légendaire et tropicalisé…

Reprenant l’essentiel du look de son légendaire ancêtre de l’ère de la photo argentique,  l’Olympus OM, le OM-D E-M5 se présente comme un appareil au format µ4/3 à la construction à la hauteur des attentes. Parfaitement fini, le boitier compact procure une sensation de qualité dès les premiers instants. Mais elle n’est pas qu’apparente, puisque l’appareil est tropicalisé, et ne craindra pas de subir une averse lors d’un shooting. Les baroudeurs apprécieront!

Sa prise en main est bonne, avec un léger renflement sur l’avant du boîtier, tandis qu’une zone caoutchoutée dédiée au pouce  assure un préhension ferme. On distingue d’entrée sur son dos un large écran Oled de 3 pouces d’une résolution de 610’000 points, doté d’un très bon rendu et articulé sur son axe vertical. Il est même tactile, permettant de naviguer avec précision pour y sélectionner le mode AF ou pour faire défiler les images prises, entre autres options. On ne pourra cependant pas acceder aux fonctions avancées dans les menus, et si les touches dédiées sur le boitier sont également tropicalisées, on regrette leur petite taille ainsi qu’une logique de navigation dans ces menus quelque peu discutable. Heureusement, les deux molettes situées près du déclencheur, configurables, permettent un accès rapide, à la façon de ce que l’on retrouve sur les reflex pros, une avec le pouce et l’autre avec l’index. Pour ceux qui ne peuvent se passer d’un viseur, celui de l’OM-D est une réussite. Numérique, il couvre tout le champ de prise de vue, et sa résolution de 1,44 Mpx tient largement la route, d’autant que son contraste ne se retrouve pas “bouché” par les hautes ou basses lumières et qu’aucun effet “arc-en-ciel” n’a été dénoté durant le test. De plus, les informations affichées et les possibilités de réglages proposées, sans perdre de vue son sujet sont un réel apport en termes de confort de d’efficacité. Les photographes qui ne jurent que par les viseurs full-frame optiques devraient au moins porter celui-ci à leur oeil, cela vaut le détour!

Autofocus : il faut le dire très vite!

A l’instant des premiers clichés, notre OM-D de test étant équipé d’un objectif Zuiko 12-50mm f/3,5-6,3, on dénote tout de suite une réactivité exemplaire de la mise au point. On peut carrément affirmer que l’AF est instantané en plein jour, et qu’en condition de basse lumière, sa réactivité due au système de détection de contraste s’avère acceptable, alors qu’il n’a jamais manqué sa cible. Pour ce qu’il en est du mode de prise de vues en rafales, il est possible d’atteindre les 9 i/s avec une mise au point bloquée sur un sujet, ou 4 i/s en condition normales. Par contre, lors du suivi 3D, le collimateur est sensible aux sujets arrivant dans le champ de prise de vue, et peut réserver quelques surprises, heureusement contre balancées par la vitesse de mise au point. Pour ce qui en est de la stabilisation, là encore, Olympus fait très fort, grâce à un système de stabilisation sur 5 axes. Alors que la règle voudrait que l’on ne descende pas en dessous de la fraction sur 1 de la longueur de focale (par ex. 100mm -> 1/100e), il est tout a fait possible de descendre nettement au dessous, avec des images nettes jusqu’à 1/5ème de seconde, à main levée. Bluffant!

Un oeil acéré!

Au niveau du capteur, avec ses 16Mpxls, celui du OM-D fait quasiment des merveilles. Appuyé par le nouveau processeur de données TruPic VI et ses nouveaux algorithmes de dématricage, le résultat est tout bonnement impressionnant. Il ne reste à vrai dire pas grand-chose aux reflex expert tant la qualité est au rendez-vous, plaçant l’OM-D en tête, et d’un bon bout, du classement des hybrides. L’exposition est excellente, et ne nécessite que peu de corrections (pour enlever un peu de blanc, tout au plus). On pourra privilégier les hautes ou basses lumières, ce qui s’avère pratique. Du côté des couleurs, elles se révèlent légèrement saturées, mais on peut facilement les corriger, tout comme pour l’exposition. Pour ce qu’il en est de la sensibilité, alors là, chapeau bas Olympus! Les capteurs 4/3 n’étaient pas doués dans ce domaine, du moins, jusqu’ici. Avec l’OM-D, on peut avancer sans sourciller que la qualité est exceptionnelle jusqu’à 800 iso, il convient même de baisser un peu la netteté (sic!) pour préserver certains détails des images. A 1600 iso, on commence à apercevoir du lissage, mais cela reste pleinement exploitable jusqu’à un tirage en A3. Le grain se fait sentir à 3200 iso, mais rien de bien méchant, et il faut pousser jusqu’à 6400 iso pour constater une dégradation notable. Reste que l’appareil monte jusqu’ 12800 iso, pour dépanner, et même 25600 pour… la fiche technique! Néanmoins, en jouant avec la netteté et le réducteur de bruit, il est possible de réaliser des clichés en faible lumière quasiment inespérés, tant en Jpeg qu’en Raw. L’OM-D impressionne lors des scènes nocturnes, tant la netteté des images est bonne, allant bien au-delà de ce que notre oeil peut percevoir. Les résultats sont à comparer avec les meilleurs boitier APS-C, et sur ce coup. Olympus impressione vraiment. On notera également la qualité de la focale livrée, parfaitement adaptée au format. Et c’est sans parler des “cailloux” en focales fixes, qui permettent d’obtenir de résultats encore plus poussés, avec des prix qui restent abordables. Dernier point, pour ceux qui voudraient ajouter des filtres artistiques, ceux inclus dans l’OM-D, en plus d’être variés, peuvent se régler en intensité, s’enregistrer séparément en Jpeg et Raw et sont même disponibles en mode vidéo…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
En faible lumière, l’appareil “voit” nettement mieux que notre oeil. Et pas besoin de flash…

La vidéo, justement, nous y arrivons. L’Olympus OMD EM-5 enregistre en mode vidéo 1080p 30im/s en format .mov en H264, avec des clips de 4Go maximum, ou 22 minutes (les débits variant entre 17 et 20 Mbps). La qualité de compression est bonne, et la mise au point en continu analyse 240 i/s, avec une mise au point plutôt rapide. Si on ne dénote pas d’effet flagrant de pompage, comme sur certains APS-C, le mise au point aurait pu être plus progressive, certaines saccades sont encore présentes et il n’est pas possible de changer le point durant la prise de vue. Si les résultat sont corrects, en regard de la qualité délivrée en mode photo, on s’attendait à mieux au niveau de la vidéo. Dommage aussi que pour bénéficier d’une prise de son externe, il faille passer par un micro propriétaire, qui se connecte de la même manière que le flash fourni, via une broche sous celle porte accessoires. Un entrée mini-jack aurait été un meilleur choix, selon nous… Par contre, pour ce qui en est de la stabilisation, elle procure un confort non négligeable, et l’OM-D peut très bien remplacer une petite caméra HD pour des prises de vue accessoires de bonne qualité.

Un boîtier qui frise l’excellence

Au final, cet OM-D nous a totalement séduits, et ce ne sont pas quelques petits points négatifs (il y en aura toujours…) qui viennent ternir le bilan. Cet excellent boîtier, d’une autonomie d’environ 300 photos sur une charge (prévoyez une seconde batterie si le déclencheur vous démange…) se positionne comme le nouvel étalon dans le segment des micro 4/3, qui fait honneur à son prédécesseur. Les amateurs de photos à la recherche d’un boitier de qualité au rendu photo de haut vol devraient s’y pencher, ils risqueraient bien d’être séduits…

Jetez un oeil à la galerie de clichés sous l’onglet “galerie”!

+ Finition, design, AF, Viseur, qualité d’image, sensibilité, stabilisation, tropicalisation, écran tactile inclinable
Ergonomie et menus, suivi 3D, mode vidéo un peu en retrait

 Prix indicatif, constaté sur www.toppreise.ch au 2 août 2012 : OM-D E-M5, body CHF 1055.-, Body+12-50mm (version testée) CHF 1297.-

Eric Rivera

[tab:Galerie] [nggallery id=319] [tab:Fiche Technique]

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

Monture (baïonnette) Micro 4/3
Type de stabilisation Mécanique
Flash intégré Non
Griffe pour flash externe Oui
Type d’autofocus Détection de contraste
Tropicalisation Oui
Pilotage flashes sans fil Oui
Grip disponible Oui

CAPTEUR

Format de capteur 4/3
Définition du capteur 16,1 Mpixels
Type de capteur Live MOS
Sensibilité ISO min 100
Sensibilité ISO max 25600
Info Ratio de l’image 4/3

IMAGE & EXPOSITION

Temps de pose min (en secondes) 1/4000
Temps de pose max (en secondes) infini
Modes d’exposition Automatique et modes scènes
Balance des blancs Auto, pré réglée et manuelle
Type de mise au point Autofocus, fixe et manuelle
Espaces chromatiques sRVB & Adobe RVB
Gestion du RAW Oui
Extension RAW ORF
Rafale max. en JPEG (img/s) 9
Rafale max. en RAW (img/s) 9

ECRAN ET VISEUR

Ecran (diagonale en cm) 7.60
Définition de l’écran (en pixels) 610 000
Viseur Electronique
Ecran débrayable Oui
Ecran orientable Oui
Ecran tactile Oui
Technologie de la dalle d’écran OLED

MÉMOIRE & ALIMENTATION

Type de carte mémoire / Port 1 SD, SDHC & SDXC
Batterie et chargeur fourni Oui
Support UHS-1 Oui
Support UDMA UDMA7
Support Eye-fi Oui
Référence de la batterie BLN-1
Autonomie de la batterie (norme CIPA) 325

FONCTIONNALITÉS

Photo 3D Non
Vidéo 3D Non
Panorama par balayage Non
HDR (High Dynamic Range) Non
Modes créatifs Oui
Pilotage à distance Câble USB

VIDÉO

Définition vidéo 1920 x 1080 pixels
Prise du son Oui
Nombre d’images par secondes 30
Sortie vidéo Oui
Microphone intégré Mono
Débit vidéo max. (Mbits/s) 20.50
Débit audio max. (Mbits/s) 1.50
Extension du fichier vidéo .MOV
Codec vidéo h.264
Codec audio PCM

ENTRÉES SORTIES

Interface ordinateur USB 2.0
Impression directe PictBridge
Support du Wi-Fi Non

DIMENSIONS & POIDS

Dimension largeur (en mm) 122
Dimension hauteur (en mm) 8.90
Dimension profondeur (en mm) 4.30
Poids nu (g) 370
Poids avec batterie, carte, optique (g) 425
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A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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