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Test : Metro Last Light

jaquette-metro-last-light-playstation-3-ps3-cover-note-35-multiSuite de Metro 2033, Metro Last Light débarque 4 ans après son prédécesseur, dans un style qui reste fidèle au premier volet. Ambiance pesante et prenante pour un FPS de couloirs qui joue à fond la carte de la narration. La sauce prend-elle toujours?

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Du livre au jeu

Metro 2033 était, à l’origine, un bon vieux bouquin, qui a inspiré le premier jeu. Bien que celui-ci vit arriver une suite, Metro 2034, 4A Games n’a pas choisi cette fois-ci de poser son jeu sur la suite littéraire, mais plutôt d’en écrire une propre, relatant la suite des aventures du héros du premier volet, Artyom. Libéré de cette contrainte, Metro Last Light n’en bénéficie pas moins d’une histoire riche, qui plus est écrite spécialement pour l’occasion par l’auteur des romans, Dmitri Gloukhovski. Loin d’être simplement un argument marketing, cette approche sera en fait la colonne vertébrale du jeu, qui, bien qu’étant un FPS, parvient a immerger le joueur non pas par une action débridée, mais par une narration très soignée. Et c’est un peu le paradoxe de ce Metro Last Light, qui souffle le chaud et le froid, mais auquel, pour peu que l’on soit friand d’histoires un tant soit peu évoluées, on pardonne aisément de ne pas être le meilleurs des FPS du monde. Du moins, techniquement.

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Tous les protagonistes du premier volet sont bien présents : communistes, Reich, etc., le métro grouille d’une faune fuyant l’hiver nucléaire, tandis que Artyom donnerait tout pour que sa conscience le laisse en paix, quitte à devoir prendre parti pour une faction ou un autre afin d’éviter des heurts risquant de mettre la communauté du métro à feu et à sang. Dans cet écosystème souterrain, peuplé et toujours apte à nous propulser vers divers flashbacks et autres discussions, la trame se déroule, en imposant son rythme, plus proche de la pesanteur que du dynamisme. Pourtant, c’est cette apparente gangue, qui pourra rebuter les amateurs d’action pure, qui renferme le véritable intérêt du jeu. Metro Last Light est avant tout un jeu d’ambiance, qu’on se le dise! On peut même profiter des dialogues en russe, si le français n’est pas suffisamment dépaysant…

Tellement immersif qu’on en oublie le flingue

Graphiquement, que ce soit à l’intérieur, ou, surtout, à l’extérieur des tunnels, le travail de réalisation tient la route, même si le gris prédomine. Sans être criante de réalisme, l’approche “art work” des développeurs fait son effet, apportant encore une fois sa touche à l’ambiance particulière, magnifiée par des effets de lumière particulièrement soignés. Les environnements, variant agréablement, entre tunnels, quartiers populaires ou même la Place Rouge, sont autant de lieux qui incitent plus à la contemplation qu’au combat. En y ajoutant une bande-son soignée, tout est fait pour que l’histoire nous happe littéralement.

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Tiens, pour le coup, on en oublie presque que Metro Last Light est un FPS. Pour ceux qui ont joué à Metro 2033, le gameplay de Last Light est quasi similaire. Exploration de couloirs, récupération de munitions et de filtres pour le masque, sans oublier de toujours penser à l’économie, histoire de ne pas clamser asphyxié. Cette touche survival est bienvenue, tandis que du côté des armes, c’est quasiment le statu quo. On note toujours la présence de types de munitions : les artisanales, propres à chaque armes et servant bonnement à ferrailler, tandis que celles issues de l’ère préapocalyptique, plus dévastatrices en combat, peuvent servir de monnaie d’échange contre des améliorations, comme un viseur, un silencieux ou encore un marqueur laser.

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En ce qui concerne le gameplay, Last Light tire à la même corde que Metro 2033. Le studio 4A y retrouvera son public, mais on aurait souhaité quelques améliorations. Au moins au niveau de l’IA qui est carrément aux fraises lorsque l’on joue un peu finement, entre infiltration et évitement d’affrontement. Et pour ce qu’il en est des combats contre les bosses, cela reste toujours brouillon, même si cela n’est pas vraiment rédhibitoire. Tout comme les phases de shoot sur les véhicules, pas forcément des plus intéressantes.

On voudrait pas des rangers…

Prenant par sa narration, Metro Last Light devrait être particulièrement bien accueilli par les joueurs séduits par Metro 2033. Le titre distille un excellent divertissement pendant plus de 10 heures, ce qui est convenable. Ce qui est un peu moins fair-play de la part de l’éditeur, c’est de proposer le mode Ranger, qui se distingue par une difficulté plus élevée et l’absence de visualisation d’informations en mode tête-haute, plus réaliste, uniquement en DLC. Du moins, pour ceux qui n’avaient pas précommandé le jeu. C’est un peu rageant, d’autant que pour ceux qui ne bourrinent pas, ce mode est quasiment essentiel, sans quoi, la difficulté n’est pas suffisamment relevée.

+ Ambiance, histoire, immersion, pesanteur, jeux de lumière
Pas de réelle évolution du gameplay depuis Metro 2033, IA à l’ouest, mode ranger en DLC (ou préco)

Éric Rivera

[tab:Vidéo et galerie]

[nggallery id=613] [tab:Fiche et notation]

 

Type: FPS [xrr rating=3.5/5 label=”Graphismes:”]
Editeur: KOCH Media [xrr rating=4/5 label=”Bande Son:”]
Age/Pegi: 18+ [xrr rating=3.5/5 label=”Jouabilité:”]
Sortie: 17.05.2013 [xrr rating=2.5/5 label=”Difficulté:”]
Multi-joueurs: non [xrr rating=4/5 label=”Scénario:”]
Plate-formes: PC, PS3, X360 [xrr rating=4/5 label=”Durée de Vie:”]
Testé sur: PS3
[tab:END]

 

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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