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Test : Samsung Galaxy Gear

IIl aura fallu s’armer de patience, entre sa première prise en main rapide lors du dernier IFA de Berlin, et l’obtention d’un modèle de test, pour se faire une idée plus précise de son utilisation en conditions réelles. Mais finalement, voici notre test de la smartwatch de Samsung, la Galaxy Gear.

GALAXY_Gear

  • Test
  • Fiche Technique

Entre fantasme et réalité, il y a un monde…

La smartwatch est devenu un sujet « hype », et à force de voir passer des concepts tous aussi alléchants que fictifs, pour ne pas dire issus de la science-fiction, l’inconscient geek collectif s’était mis à fantasmer sur un objet aux fonctionnalités qui échappent encore à la technologie actuelle. Autant dire que le retour sur terre avec cette Gear de Samsung est un peu rude…

Sous son look proche d’une montre de sport connectée, comme on en connaît depuis quelques années, la Gear ne dégage rien de particulier au premier contact. Si la qualité de fabrication est globalement très bonne, que ce soit pour son boitier, son écran, son bracelet ou encore la boucle de fermeture,  l’impression première est de se retrouver avec un produit presque générique au poignet. Plutôt épaisse, il n’en reste pas moins qu’elle s’avère agréable au poignet,  surtout pour ceux qui ont l’habitude de porter des montres mécaniques en acier,  mais également de par la courbure de ses flancs et les matériaux synthétiques, doux au touché. Rien ne laisserait présager des fonctions intelligentes annoncées, si ce n’est un renflement au niveau du bracelet, qui intègre un capteur photo, ou la boucle de fermeture qui laisse deviner la présence d’un micro…

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N’oubliez pas votre smartphone !

Après une première recharge rapide, par le biais d’un petit caisson qui vient faire la liaison entre un connecteur à contacts sur la montre et une bête fiche micro-USB de l’autre côté, l’heure de la découverte des fonctions proprement dites arrive. Extraite du caisson de recharge, il suffit d’appuyer sur le seul bouton physique de la Gear pour la faire démarrer. Après l’habituel logo Samsung, une animation nous invite à approcher notre smartphone, en l’occurrence le Note 3, module NFC actif, du caisson de recharge. Celui-ci contient un tag NFC, lançant le téléchargement du logiciel de synchronisation entre le Note 3 (le Galaxy S4 est depuis peu compatible, avec la mise à jour vers Android 4.3) et la Gear. Car à l’évidence, la smartwatch de Samsung ne peut rien faire d’intelligent sans un smartphone Samsung compatible dans le champ de portée du Bluetooth. Eh oui. On pourra sélectionner ce que l’on souhaite synchroniser entre les 2 appareils. Mails, SMS,  mémos vocaux, images prises depuis l’appareil photo intégré vers son smartphone, etc. Mais là où le bat blesse, c’est lorsque l’on se rend compte, après le premières notifications, que celles liées à des logiciels non issus de Samsung son bonnement inutiles. Ceux qui utilisent la messagerie mail de Samsung verront par exemple la notification de mail, plus un extrait de celui-ci, lisible directement sur la Gear. C’est déjà peu, mais si par malheur vous utilisez le standard qu’est Gmail, vous n’aurez qu’un texte indiquant qu’un mail est arrivé. Il faudra sortir son Note 3 pour le lire. Idem pour Hangout et tout ce qui est tiers. Seulement voilà. Samsung a beau être le plus gros vendeur de produits sous Android, le constructeur semble oublier subitement le robot vert de Google en chemin. Du coup, les notifications deviennent simplement agaçantes (heureusement que l’on peut désactiver les notifications sonores et passer la Gear en mode vibreur), et alors que l’on pensait qu’on allait enfin pouvoir lever le nez de son smartphone, il n’en est rien. Pire, la montre nous y ramène encore davantage.  Et c’est dommage, parce que son écran super AMOLED est de bonne qualité…

Au niveau des applications, il y a bien le mémo vocal qui est sympathique, puisque l’on peut dicter directement en approchant la boucle du bracelet , contenant le micro, après avoir sélectionné la fonction mémo vocal sur l’écran, en y faisant glisser un doigt sur la gauche ou la droite. Dans ce cas, c’est pratique, puisque le mémo sera directement transféré sur le smartphone, même au fin fond d’un sac à main. La fonction d’appel et de réponse, directement sur la montre peut s’avérer pratique. S-Voice permet d’appeler ou de notifier des contacts de son répertoire. Mais pour ce qu’il en est de la qualité d’appel, mieux vaudra se retrouver dans un environnement peu bruyant, la montre agissant comme un main libre doté d’un mode haut-parleur…

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Clic ? Claque !

Du côté du capteur photo, ce n’est pas non plus la panacée. Avec sa faible résolution, il pourra s’avérer amusant, permettant de prendre quelques clichés, ou de courtes séquences vidéos, qui seront transférés à la volée sur le smartphone. Une application galerie permet de les visionner directement sur la montre,  mais ne permet pas de visionner celles qui ont été prises depuis le smartphone. Et ne pensez pas jouer les James Bond en toute discrétion, tant le déclencheur de photo que de vidéos sont soulignés par un son qu’on ne pourra désactiver. Au niveau multimédia, Samsung équipe encore la Gear d’un simplissime contrôleur, affichant les contrôles de lecture des plages sonores. Service minimal donc. Sinon, un minuteur, un chronomètre, une notification de calendrier, un podomètre ou encore une fonction permettant de faire sonner son smartphone pour le retrouver, sont également présents. Mais strictement rien dans ces fonctions n’est novateur. On a beau chercher dans les applications tierces conçues pour la Gear, et téléchargeables via le smartphone. Elles n’apportent rien à ce qu’un smartphone fait déjà.

Va falloir penser software…

Après une semaine d’utilisation au quotidien, force est d’avouer que les seuls deux bons points de la Gear peuvent se résumer à son port agréable ainsi qu’à une autonomie d’un peu plus de 4 jours. Pour le reste, au niveau fonctionnel, il faudra revoir la copie, et surtout, concevoir des logiciels dédiés qui parviennent à rendre la montre vraiment intelligente. À l’image de ce qui avait fait la différence entre les feature phones et les smartphones, et qui avait fini par rendre ces derniers indispensables. Reste que le produit pourrait intéresser un certain public. Si les geeks n’y verront que peu d’intérêt, la gent féminine pourrait l’adopter. Entre le fait que la montre permet de ne pas systématiquement sortie son Note 3 du sac à main, ou de répondre aux appels en un geste féminin, qui rappelle la découverte d’une fragrance apposée sur l’intérieur du poignet, cela pourrait séduire. Mais ici encore, il manque un élément clé. L’effet mode. Et pourtant, Samsung est passé tout près. Le Note 3 dispose d’accessoires « fashion », en partenariat avec diverses marques, dont Moschino.  On se dit qu’une série spéciale de Gear, affichant clairement cette marque aurait suscité l’intérêt. Plus qu’une montre au look quelconque, n’affichant clairement aucun branding. Et cela, pour un objet qui indique plus que tout une appartenance, un code, c’est carrément incompréhensible. Du moins pour un Suisse…

Prix indicatif constaté sur toppreise.ch : à partir de 305 francs.

Caractéristiques principales :

– Ecran : Super AMOLED 1,6 pouces 320 x 320 pixels

– Poids : 73,8 g

– Dimensions : 36,8 x 56,6 x 11,1 mm

– Autonomie : 24h en continu, 4 jours constatés en utilisation réelle.

  • Qualité de fabrication
  • Interface intuitive
  • Autonomie correcte
  • Présence d’un appareil photo
  • Manque d’applications à valeur ajoutée
  • Prix
  • Compatibilité limitée avec quelques appareils Samsung

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Review Overview

Design
Ecran
Logiciels
Hauts-parleurs/micro
Appareil photo
Autonomie

Pas indispensable...

Fantasme de geek, les smartwatches finiront sans doute par s'imposer. Mais ce coup d'essai de Samsung ne sera pas celui qui déclenchera la vague. Le manque cruel d'applications utiles reste le majeur frein à son adoption.

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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