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Test : Samsung Galaxy S5

Après une semaine d’utilisation, nous vous livrons nos impressions sur le « petit » dernier de Samsung, le Galaxy S5. Dans la lignée directe de son prédécesseur, à la manière de l’évolution entre le S3 et le S4, le S5 apporte encore quelques fonctionnalités, plus ou moins intéressantes, quitte à en complexifier son utilisation, tandis qu’il devient résistant aux éclaboussures ainsi qu’à la poussière…

galaxy s5 test underwater splash

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Sam, sous l’eau…

J’avais déjà pu prendre en main le dernier porte étendard du coréen à Barcelone, et les impressions globales restent identiques, si ce n’est que la qualité de fabrication, entre les modèles exposés et celui livré pour le test semble légèrement supérieure. La même impression, entre le passage du S3 au S4, demeure entre le S4 et le S5. Les différences ne sautent pas à l’œil, il faut clairement prendre le smartphone en main pour jouer au jeu de différences pour apprécier les ajouts apportés par Samsung. Toujours constituée essentiellement en plastique, même si le cerclage de l’appareil revêt un faux aspect chromé, on note d’emblée que le dos du mobile se dote d’un revêtement plus agréable, avec une surface piquée d’un multitude de petits points. Si le rendu fait un peu sparadrap, la préhension n’en est qu’améliorée, tandis qu’en évitant les plastiques lisses et brillants, le S5 est moins sujet aux salissures. Cette coque arrière, toujours amovible, cache une plus grande batterie (2800mAh), tandis que son intérieur révèle le secret de la capacité du mobile à résister aux éclaboussures et à la poussière. Le S5 est certifié IP67, ce qui lui confère une résistance à l’immersion sous 1 mètre d’eau pendant 30 minutes. Pour ce faire, Samsung a doté la coque d’un joint de contact à lèvre, parcourant l’intérieur de celle-ci, tandis que le même type de joint prend place sur le cache du connecteur USB. Si lors des quelques essais, entre passage sous le robinet et immersion totale dans un évier, aucun souci n’a été noté, restera à voir comment se comportera ce joint de contact dans le temps. Je ne mettrai pas non plus ma main à couper relativement à un scénario tout estival, qui risque de se produire pour bien des acquéreurs. Imaginons que vous vous en serviez comme GPS. Un dos sombre, une utilisation poussée du smartphone qui en augmente la température agissant sur les diverses dilatations des matériaux, un pare-brise en plein soleil, l’arrivée à la plage, le sable, auquel on ajoutera un choc lors de la chute dans de l’eau saumâtre, dans ce conditions, peut-être que le bilan sera moins positif. Il faudra en tout cas veiller à ne pas blesser le joint, à garder propre la surface de contact et à bien clipser le dos et refermer la trappe de recharge. Mais en tous les cas, le S5 nous laisse l’esprit en tranquille lors d’un appel sous la pluie, ou en cas d’accident avec une tasse de café. Pour ceux qui voudraient filmer en piscine, ou à la mer, en immergeant le smartphone, je dirais : à vos risques et périls.

Puisqu’on en est au dos du l’appareil, outre le capteur de 16 Mpxls, on trouve, à côté du flash, un capteur supplémentaire, dédié à mesurer la fréquence cardiaque. Argument marketing appuyé lors du dernier Unpacked à Barcelone (Samsung nous veut « beaux et en forme »), s’il fonctionne bien, avec une constance des mesures et une facilité d’utilisation tout à son avantage, il n’est cependant pas considéré comme « médicalement reconnu ». De gadget fun les premiers jours, à montrer aux amis croisés, il devient rapidement un ajout dont je ne me suis plus servi très rapidement. Sans doute en sera-t’il de même pour nombre d’utilisateurs, d’autant que ceux qui ont réellement besoin d’une mesure de fréquence cardiaque sont déjà équipés de systèmes comparables, voir plus pointus que celui présenté par Samsung avec son S5.

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Gogo Biometrico Gadgeto

Passons à la face du S5. Sous le bouton home, comme Apple l’a fait sur son 5S, Samsung intègre un lecteur d’empreintes digitales. D’une fois les empreintes enregistrées (on peut scanner plusieurs doigts), la reconnaissance marche plutôt bien. Mais il faut tout de même passer son doigt à la bonne vitesse, et de face, sans trop d’angle, sans quoi, on se retrouve à devoir introduire son mot de passe, si trop de tentatives ont échoué. Là aussi, après la découverte du système, je suis revenu rapidement au bon vieux verrouillage par schéma. On notera toutefois que Samsung ouvre son API de lecture d’empreintes à des développeurs tiers, à contrario d’Apple. Il est déjà possible, de payer sur Paypal en s’identifiant du bout d’un doigt. Ce qui peut être un plus, mais il est à noter que tant le système de Samsung que celui d’Apple ont été contournés, et ne sont pas plus sécurisés qu’un bon mot de passe.

Certaines fonctionnalités, plus ou moins bien cachées, sont également à souligner. L’utilisation à une main est possible, tandis que ceux qui sont proches d’une antenne 4G apprécieront le fait de pouvoir profiter du booster de download, qui couple intelligemment 4G et Wi-Fi pour de débits pharaoniques.

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Un bien bel écran

Un des points forts du S5, comme ce fut le cas de son prédécesseur, réside dans son écran. Le coréen maitrise son sujet dans le domaine, et la dalle de 5,1 pouces 1080p  Super AMOLED est superbe. Toujours dotée d’un rendu glossy, Samsung oblige, il est cependant moins criant que celui du S4, tandis que les angles de vision sont quasiment parfaits. Une évolution notable qui est, en réalité, bien plus bénéfique en utilisation courante qu’un quelconque autre capteur ou gadget, puisqu’un smartphone, c’est surtout un écran. Ecran qu’on peut toujours utiliser avec des gants, à condition de trouver l’option à activer dans les paramètres. Au passage, ceux-ci sont devenus aussi longs qu’un jour sans pain, et des options mises en avant sur le S4, comme le Smart Scroll, pour ceux qui souhaiteraient encore l’utiliser, sont à aller chercher dans 3 sous-menus. Autant dire que, même si on aime le côté ouvert des configurations d’Android KitKat, cette complexité qui en ressort, suivant l’arrangement qu’en fait Samsung, n’est pas un très bon point. En exagérant, on se retrouve presque avec une ergonomie de Nokia N95. On pouvait déjà presque tout faire, mais il fallait d’abord lire 3 tutos…

Clic-claque ?

Niveau photo, le S5 s’en sort bien. Rapide, il permet de capturer tant photos que vidéos en un mode HDR redoutablement efficace. Les images sont détaillées, les filtres nombreux et bien pensés, tandis que la possibilité de refaire le point sur un autre sujet, passe pour le coup pour un gadget moins bien maîtrisé que sur un Lumia. En condition de lumière normale, les clichés sont au final très bons, mais parfois, dans une situation parfaitement similaire, le résultat varie, sans qu’on sache pourquoi. Peut-être à cause de la détection de phase utilisée pour l’auto-focus, censée apporter plus de réactivité, pas totalement maitrisée. En basses lumières, les résultats varient du moyen (trop d’atténuations) à l’inutilisable flou artistique. Un peu comme chez les concurrents, en fait. Mais en condition normales, ne nous y trompons pas, le S5 permet de prendre de très bons clichés, surtout grâce à son mode HDR…

Le soldat Durand est un soldat endurant…

Samsung améliore, avec le S5, l’autonomie de son mobile phare. Sur toute la durée du test, le S5 a tenu plus d’un jour ½ sans recharge. L’occasion de tester, pour terminer la journée, le nouveau mode d’économie d’énergie. Il est en effet possible de passer l’écran en mode noir-blanc, avec un launcher minimaliste (appels, sms, internet), pour profiter plus longtemps du smartphone avant de devoir le recharger. Un mode qui dépanne, d’autant qu’avec 10% de batterie restante, on reste atteignable plus d’une journée.

Côté puissance, le S5 n’est pas en reste, et fait la course en tête avec le Z2 et le HTC M8. Smartphones avec lesquels il partage le même processeur quad-core, épaulé de 2Go de RAM. Puissance et endurance se côtoient donc, ce qui est une bonne chose.

Très bon, sous un aspect trop banal

Samsung s’est concentré sur quelques points essentiels avec le S5 : son écran, ses performances et son autonomie, tandis que le côté waterproof est un plus très appréciable. Il en ressort un smatphone équilibré, très bien équipé (la télécommande est toujours là), mais qui, étrangement, n’est plus aussi attrayant que le furent un S2 ou un S3. La faute à, d’une part, un design qui devient tellement banal qu’il ne génère plus d’effet « Wow » (on pourrait en dire de même pour l’iPhone depuis le 4…), se focalisant sur des matériaux qui font définitivement trop « cheap » pour un produit vendu actuellement à partir de 675 francs en version 16Go (le slot micro SD est bien de la partie, au besoin). L’argument qui pourrait bien lui sauver la mise, plus que ses capteurs d’empreintes et de fréquence cardiaque, risque bien d’être sa résistance à l’eau. L’été arrivant, on risque bien d’en voir bon nombre sur les plages…

Fiche Technique

– Android 4.4.2 KitKat

– surcouche TouchWiz UI

– écran Corning Gorilla Glass 3

– dalle Super AMOLED de 5,1″

– résolution Full HD de 1920×1080 (432ppp)

– boîtier finition plastique

– certification IP67 (Résistance à l’eau jusqu’à 1 mètre et 30 minutes)

– processeur Qualcomm Snapdragon 801 cadencé à 2,5Ghz

– adreno 330

– 16Go ou 32Go de mémoire interne

– port mémoire MicroSD (jusqu’à 128Go)

– 2Go de RAM

– APN rétro-éclairé de 16 Mégapixels

– flash LED et Autofocus hybride (0,3s)

– objectif grand angle de 28mm avec une ouverture à F/2,0

– enregistrement de vidéos en Full HD 1080p, HDR et Ultra HD 2160p

– caméra visio avec un capteur rétro-éclairé de 2 Mégapixels

– 3G/3G+, H+, 4G LTE (Cat. 4)

– port micro-SIM

– WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)

– bluetooth 4.0, NFC, A-GPS+GLONASS, DNLA, Miracast (WiFi Direct)

– port USB 3.0 compatible MHL

– baromètre, Gyroscope, Accéléromètre

– capteur de proximité et de luminosité

– capteur biométrique

– cardiofréquencemètre et podomètre

– batterie de 2800 mAh

– taille de 142×72,5×8,1mm

– poids de 145g.

  • Ecran
  • Performances
  • Autonomie
  • Waterproof
  • APN en mode HDR
  • Design trop statique par rapport au S3 et S4, qui commence à faire cheap
  • APN en basses lumières
  • Interface un peu confuse pour atteindre les options

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Review Overview

Design
Ecran
Appareil photo
Téléphonie
Logiciels
Autonomie
Ecosystème
Rapport qualité-prix

Le smartphone de l'été?

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A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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