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Test – Bloodborne

bloodborne testLes amateurs des Souls l’attendaient, cette exclusivité PS4. Bloodborne débarque, telle une obscure lueur ensanglantée, qui parvient à illuminer la ludothèque haletante de la dernière machine de Sony. Mais attention, si vous avez pris la mauvaise habitude des titres qui se jouent « tout seuls », vous pouvez de suite passer votre chemin. Bloodborne est ardu, mais procure un violent plaisir. Un bonheur qu’on pourrait qualifier de masochisme vidéoludique…

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  • Test
  • Fiche
  • Trailer et galerie

Et la mort, ça meurt ?

From Software, que l’on connaît bien pour ses Souls, nous livre enfin Bloodborne. Même si on reconnaît d’entrée de jeu l’héritage de la série, avec en point d’orgue une difficulté qui nécessite un temps d’appréhension certain, l’approche de Bloodborne est un peu différente de celle qu’on retrouve dans les titres précédents du studio. Bien que l’on retrouve la complexité et la brutalité convulsive propre à From Software, le voyage sans retour issu de l’esprit torturé de Miyazaki est bien une œuvre originale…

Sans grands détours, on entre dans cette histoire où immédiatement, quelque chose semble clocher. Allongé sur un lit ensanglanté de la clinique du vieux Yosefka, ce dernier nous y propose, sans grandes explications, une transfusion de sang. Le motif de notre présence, tout comme notre objectif restent flous, comme à l’habitude avec From Software. Dans ce a-RPG, on pourra créer son personnage, et le personnaliser, mais il ne faut pas non plus s’attendre à une grande évolution de celui-ci, du moins pour les habitués des Souls. D’entrée, on comprend notre douleur, puisqu’à peine propulsé dans la peau de notre chasseur de monstres, c’est à mains nues qu’on se voit en découdre avec une énorme bête en train de dévorer un cadavre sur le chemin qui nous menait à la sortie de la clinique. Ce premier combat, perdu d’avance, nous catapulte dans l’au-delà, le Rêve du Chasseur, un lieu mystérieux où l’on pourra retourner après chaque passage à trépas, un endroit qui équivaut à un hub pour le joueur. C’est là qu’on obtiendra ses armes ou encore un carnet pour laisser des messages. Et nous voilà parés, ou presque, pour nous lancer dans les rues de Yharnam, une ville aussi inquiétante que gothique, en proie à une sorte de folie collective, déchaînée par le sang infecté pendant la « chasse ». À la différence des Souls, on ne retrouve pas, dans les combats, la notion de poids variable des armes, histoire de garder une agilité à toute épreuve (et il en faudra…) tout comme une magie moins présente, alors que l’on peut régénérer sa vitalité grâce à une fiole et le sang récolté des ennemis. Enfin, la notion d’esquive, par le biais de roulades, prend une connotation différente, puisqu’essentielle à la survie.

Et les armes ? Eh bien justement, c’est là que réside l’articulation principale du gameplay. Ces dernières sont évolutives, et, alors qu’on pouvait s’attendre à une gestion plus poussée de son personnage, c’est celles-ci qui vont être décisives. Chaque arme a deux formes. Une lente, utilisable à deux mains, et une rapide, qui permet l’utilisation d’une arme à feu dans l’autre main. On peut, par exemple, opérer des attaques chargées et changer l’arme principale de lente à rapide (ou inversement) en plein combo. On pourra, entre autres, étourdir son adversaire par un coup de feu en plein combat pour mieux l’achever avec la variante lourde de son arme. La magie, quant à elle, qui devient utilisable plus avant dans le titre, passe par des enchantements liés à des objets bien précis. Mais d’une fois en place, elle intervient également dans les combats, s’ajoutant à la chorégraphie guerrière initiée par le maniement des armes. C’est ce mélange et ces variations qui donnent toute la richesse aux combats, même si de prime abord, on a l’impression que les armes sont peu nombreuses.

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Belles bêtes, dites donc…

Des monstres et autres bestioles, ce n’est pas ce qui manque dans Bloodborne. Les combats, qui sont l’essence du titre, y sont exaltants à bien des points de vue. Difficiles, certes, mes terriblement gratifiants par extension. Les ennemis de base ont tendance à se déplacer en groupe, un comportement compensé par une zone d’efficience variable des armes. D’ailleurs, on y est rapidement invités à frapper à tout va, puisque tout coup porté juste après avoir été blessé permet de récupérer quelques précieux points de vie. Ce qui ajoute à l’intérêt des combos, puisque souvent, alors que la situation semble désespérée, une attaque portée au bon moment permet de renverser complètement la vapeur à son avantage. Pour autant, tout n’est pas parfait, et on retrouve certains défauts des Souls dans Bloodborne. À l’image de l’IA qui se comporte parfois étrangement, même si les paterns des monstres sont complexes et compensent ce point. On note aussi quelques soucis de collision, mais ces défauts passent vraiment au second plan et n’entachent en rien l’intensité des combats. Certains boss fights sont particulièrement intenses et inspirés, même si leur difficulté, parallèlement à la montée en puissance de notre chasseur, tend à décroitre. Mais ne pensez pas qu’ils deviennent faciles pour autant. Certains des boss sont même facultatifs à l’avancement de la campagne, mais on prend un malin plaisir à aller titiller ces vilains garçons, tant le plaisir promulgué par le soft, après moult acharnement, lors de la victoire, est intense. Un plaisir de masos, qu’on vous disait…

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Mais où vais-je ?

Déjà habitué aux Souls, la prise en main de Bloodborne m’était un peu facilitée pour ce test, et il a fallu environ 28 heures pour en voir le bout de la campagne, après de très nombreuses morts, mais avec la certitude de n’en avoir pas tout exploré, loin de là. Et ce, pour une raison très simple : Bloodborne ne vous prend jamais la main pour vous dire « Eh ! C’est là que tu dois aller! ». On avance vers ce qui nous semble le chemin, en faisant nos découvertes et en se frittant allègrement à tout va. Mieux encore. Au détour d’un combat de boss, on découvre un premier calice. Ce dernier ouvre un pan du jeu, labyrinthique, truffé d’ennemis, qui est initialement identique pour chaque chasseur. Initialement seulement, puisque les calices suivants se basent sur la génération de donjons de façon procédurale et aléatoire, peuplés d’ennemis eux aussi, invoqués au hasard. Sans compter qu’au dernier niveau de ces donjons, on retrouve un ennemi unique, qui offre à chaque fois un nouveau calice. Et ces derniers modifieront les donjons suivants tout en nous faisant monter en puissance. En résultent des combats uniques, terrifiants, virant souvent à des pièges malsains où le challenge est très relevé. D’ailleurs, ces donjons générés aléatoirement sont partageables avec nos amis, en ligne, via un code alphanumérique à saisir… sur une tombe, pour les y affronter !

D’ailleurs, puisque l’on parle d’amis, Bloodborne inclut une partie online. Mais elle est un peu particulière. Pour invoquer ses amis, il faut y utiliser un mot de passe. On peut y voir les « morts » des autres joueurs et y lire les messages laissés par ces derniers via le bloc-note, mais cela reste limité aux niveaux parcourus, et l’invocation d’amis, présents plus avant que vous dans la partie, reste limitée. En fait, le multi mise tout sur la coopération dans les «Donjons Calices». Un plus au niveau de la durée de vie déjà pharaonique de la campagne, mais cela pourrait ne pas répondre aux attentes de ceux qui aiment le player vs player…

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Personne ne sortira d’ici vivant…

Bloodborne tient largement ses promesses. Ses mécaniques de jeu sont jouissives, tandis que le côté non dirigiste du titre qui néanmoins nous dévoile son histoire petit à petit est diablement bien pensé. Pour autant, du côté purement technique, si le jeu est graphiquement réussi, avec une foultitude de détails, il n’est pas parfait, tant s’en faut. Le frame-rate chute parfois, tandis que le poping est trop présent. À cela, malheureusement, il faut ajouter des temps de chargement entre chaque mort (et Dieu sait si elles sont fréquentes) qui sont bien trop longs. Plus de 30 secondes, cela fait beaucoup de temps morts (tiens, mort, encore ?). La bonne nouvelle, c’est qu’un patch devrait permettre de réduire ces phases de « loading » rapidement. Pour le reste, l’ambiance sonore et les doublages sont bons, renforçant encore l’impression de jouer à un véritable cauchemar matérialisé sur sa PS4.

Type: Aventure/ RPG
Editeur: Sony/From Software
Age/Pegi: 18+
Sortie: 25/03/15
Multi-joueurs: oui
Plates-formes: PS4
Testé sur: PS4

 

  • Combats rapides et exaltants
  • Atmosphère et ambiance de folie
  • Les “Donjons Calices”
  • Le côté non dirigiste
  • La durée de vie

  • Baisse du framerate
  • Le multi “classique”

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Review Overview

A mon avis...

Mortel!

Les grandes attentes mises en Bloodborne étaient justifiées. Cet assemblage d’hallucinations, d’angoisses et de violence, sous l’impulsion d’un Miyazaki qui a su prendre du détachement par rapport aux Souls est des plus réussi. Une expérience exaltante, presque maladive tant elle se veut exigeante. Mais la contrepartie, cette satisfaction exhumée d’une autre époque du jeu vidéo, lorsque les mécanismes étaient paradoxalement infiniment plus simples, en vaut mille fois la chandelle. La PS4 est parée pour accueillir véritablement les «hard-core gamers». Cette fois, c’est certain !

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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