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Test – Project Zero : La Prêtresse des Eaux Noires (WiiU)

test project zeroExclusivité Nintendo depuis son épisode sur Wii, Project Zero n’en est pas à son coup d’essai, puisque cela fait plus de 13 ans que cette licence horrifique à la mode nippone fait des apparitions sur nos consoles. Avec cet opus, La Prêtresse des Eaux Noires, on se disait que ce serait l’occasion de profiter du GamePad de manière intéressante. Ce dernier y remplace ce qui nous servira à mitrailler pour avancer dans l’aventure : notre appareil photo. Un titre intriguant, du moins initialement, avant de virer à la répétition en boucle de mécanismes jusqu’à l’usure…

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  • Test
  • Fiche
  • Trailer

La différence entre user et abuser

Hors remakes et autres spin-offs, ce Project Zero est le cinquième volet d’une belle série, qui ne manque pas de faire moult références et hommages aux précédents titres. Les bases sont toujours bien présentes, comme à l’époque du premier titre sur PS2. Ambiance glauque empruntant à tous les codes qui fleurissent le genre sur l’archipel nippon, avec une note d’inspiration puisée dans Ring assumée. L’ambiance visuelle est soignée, et on peut en dire autant de celle générée par la bande-son, ponctuée de grincements et autres tintements, jusqu’aux inévitables apparitions de spectres, toujours enclins à nous faire décoller du sofa. Dans la Prêtresse des Eaux Noires, il est encore et toujours question de sacrifices qui ont viré au drame, sur le Mont Hikami, un lieu apprécié pour ressentir la mort et l’enlacer d’une ultime étreinte, en y mettant fin à ses jours…

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Le titre nous met successivement dans la peau de 3 personnages aux destins liés par le scénario. C’est par le regard de Yûri, orpheline qui « voit » les esprits depuis l’accident tragique qui ôta la vie à ses parents que les principaux pans de l’histoire nous y sont présentés. Pour autant, on y retrouve également les points de vue de Ren, un romancier, qui cherche à faire la lumière sur un rêve récurrent, le plaçant dans une histoire de meurtre sur le Mont Hikami, ou encore de Miu, sur les traces de sa mère, Miku, qui était justement l’héroïne du premier Project Zero. Une pirouette scénaristique qui, en lieu et place de venir compléter l’histoire de la série, vient carrément la chambouler avec la partie liée à Miku. Un choix discutable, opéré par simple envie d’alimenter le fanservice, mais réalisé de manière très maladroite.

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Les chapitres découpant le jeu mettent bien en avant ces 3 protagonistes, mais sans réelle différenciation dans le gameplay. La mablette procure bien ici un ajout, puisque servant d’appareil photo, l’unique moyen disponible pour capturer les représentations de spectres. Les développeurs ont également choisi de faire figurer les informations liées aux combats ainsi que la position précise des objectifs, entre esprits, pellicule restante et autres verrouillages psychiques. Cela ne fonctionne pas trop mal dans l’ensemble, et, heureusement, on peut se passer de la reconnaissance gyroscopique, assez rapidement aux fraises sans s’appuyer sur le stick pour recadrer l’action. mabletteMais le souci, c’est qu’entre les déplacements des personnages, bien trop pesants, et les environnements trop exigus, on se retrouve bien vite dépassés par les évènements. Non pas parce que l’ensemble s’avère stressant dans son déroulement scénarisé à proprement parler, mais simplement parce que le système devient difficile à gérer. Comme tout est histoire de cadrage des photos, qui, plus elles sont réussies, plus elles affligent de dégâts aux spectres, la jouabilité est malheureusement trop handicapante la plupart du temps. Et ce, même si des objectifs spéciaux, permettant de paralyser des fantômes, les ralentir ou de leur balancer une décharge finissent par rebalancer un peu plus convenablement cette impression de cafouillage perpétuel, ce qui parvient à procurer quelques bons moments faisant l’effet escompté, avec des sensations fidèles à la série.

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Eh puis, à peine on se retrouve à apprécier un tout petit peu le titre, arrive le constat qui tue : les mécanismes de jeu finissent par rendre l’intrigue carrément lassante dans sa lecture. Simplement parce que le titre abuse d’aller-retour sur les mêmes scènes, avec, à chaque point clé de l’histoire, un passage imposé au quartier général. Avant de retourner sur les lieux, pour y faire quelques mètres de plus. Sans compter que les apparitions, au nombre d’une petite dizaine dans leurs déclinaisons, reviennent également en boucle, avec sans doute un changement dans leurs scripts, mais tout de même, c’est clairement du floutage de tronche, si vous me permettez le cliché.

À trop tirer sur la corde, on finit par se la faire passer…

Un bilan pas très folichon pour ce Project Zero nouvelle version. Pourtant, graphiquement, du point de vue purement esthétique, le travail est bien là, avec des éclairages dignes d’une réalisation hollywoodienne. Mais cela ne parvient pas à balancer le sentiment de lassitude qui s’installe rapidement face à l’avancement en aller-retour, les répétitions et le recyclage des ennemis, qu’on pouvait accepter il y a quelques années, mais qui donne une impression de bâclage en 2015. Tout au plus, le charme des héroïnes motivera les plus assidus à découvrir le dénouement de l’histoire, qu’on voit déjà arriver gros comme un camion à peine la moitié de l’aventure passée. Les fans pourront lui pardonner sa jouabilité, mais plus difficilement son scénario venant contredire le passé de la série. À vous de voir…

 Type :  Action-Aventure / Horreur
 Éditeur / Développeur : Nintendo / Tecmo Koei Holdings
 Age/Pegi :  18+
 Sortie :  30.10.2015
 Multi-joueurs :  –
 Plate-forme :  WiiU
 Testé sur :  WiiU

  • Ambiance,
  • Aspect global,
  • La suite …
  • … au scénario qui démonte des certitudes de manière malhabile.
  • Avance et recule, encore, et encore
  • Rigide et répétitif  

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Review Overview

A mon avis...

Pas tout à fait zéro...

Même doté d'une ambiance fidèle à la série, ce nouveau Project Zero finit par décevoir. Répétitif, rigide, brouillon et jouant de manière malhabile avec le scénario global de la série, il se prend les pieds dans le tapis. Lui reste sa patte graphique assumée, et les fans, qui lui pardonneront. Peut-être...

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par Eric Rivera Eric Rivera, il y a 3 ans et 10 mois.

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