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Test – The Witness

test - The WitnessQuand le géniteur du génial Braid, Jonathan Blow, lance un nouveau jeu, on est en droit de s’attendre à quelque chose amenant une approche différente dans le monde du jeu vidéo. Avec The Witness, il faut admettre que de ce côté, on est plutôt servi. Mais pas forcément comme on s’y attendait.

  • Test
  • Fiche

The Witness: un labyrinthe en monde ouvert, cousu d’énigmes

Proposer en 2016 un titre comme The Witness est un pari osé. Le trend actuel veut que les jeux soient faciles, que les énigmes, s’ils en contiennent, ne soient pas rebutantes, que tout avance rapidement, si possible avec un traitement visuel photoréaliste, et peu importe finalement le gameplay, pourvu qu’un titre se parcoure à vitesse grand V, tel un film popcorn, pour faire prestement place au suivant. Une belle machine à consommer, bien huilée, qui a fini par niveler le média avec des productions très souvent bien réalisées, mais sans réelles prises de risques.

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Autant le dire, The Witness risque bien de décevoir le public formaté à ce que l’industrie nous balance à longueur d’année. D’entrée de jeu, alors que l’on s’extrait d’une sorte de conduit, quelques portes barrent notre avancement, se parant de sortes de grilles représentant le béa ba du fonctionnement de The Witness. Des grilles sur lesquelles il faudra tracer une ligne du point de départ à l’arrivée, tel le bon vieux “snake”, sans jamais la recouper, quelle que soit la complexité du tracé à suivre. Ces 2 portes passées, on se retrouve dans un monde ouvert, plus précisément sur une île, alors que visiblement notre héros d’un jour ne sait pas trop ce qu’il y fait.

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Visuellement, le pari de The Witness est celui d’une patte graphique tout de polygones chatoyants, dans une atmosphère réussie, un peu à l’image de ce que l’on retrouve dans Tearaway, en plus léché. Et alors que l’on s’attendait à un fil narratif omniprésent issu de Jonathan Blow, il n’en est rien. Ou presque. Si l’ambiance sonore est bien de mise, c’est avec un énorme sentiment de solitude que l’on commence à déambuler dans divers vestiges de cette île déserte. Déserte, mais qui ressemble étrangement à l’énorme terrain de jeu d’une main toute puissante qui nous y aurait jetés là. On y remarque très rapidement des consoles, comme celles présentes sur les premières portes, sur lesquelles des sortes de grilles sont affichées. Ces consoles sont reliées par des câbles, qui permettent de les localiser plus facilement. Commence alors l’exercice de compréhension des divers puzzles. Chacun étant un peu différent, la montée en difficulté s’opère initialement tout en douceur. Mais ne pensez pas trouver une aide, une FAQ ou quoi que ce soit pour les résoudre. Rien. Vous serez seuls, avec comme arme votre seule faculté de déduction. De plus, comme l’île se présente comme un monde ouvert, avec diverses bâtisses, très souvent à l’état de ruines, le joueur y est quasiment libre d’y déambuler. Quasiment, parce que certaines portes, bardées de ces fameuses consoles où il faut encore et toujours tracer une ligne de A à B, affichent de nouveaux symboles, de nouvelles énigmes à résoudre, dont les règles n’ont pas encore été assimilées. À l’image de ces énigmes tortueuses, l’île en elle-même en est une. Une sorte de labyrinthe, dans lequel on doit se rendre, très souvent, d’un point A à un point B, sans que l’on nous en donne les points de passage. Tout au plus, des zones d’entrainement, au fil de l’exploration, nous mettent à l’épreuve de comprendre le fonctionnement de certains types d’énigmes. Au joueur de s’y essayer, de comprendre leurs logiques, mais aussi de savoir abandonner, pour aller en chercher ailleurs d’autres, plus faciles, mais permettant d’assimiler une logique “globale”. Tout cela est plutôt tordu, mais finalement, l’exercice s’avère prenant, alternant avec maestria les sensations de frustration et de réussite, avec le sentiment toujours présent que le créateur du jeu s’amuse avec nos nerfs, tout en agitant furtivement une carotte devant notre nez.

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Ne trichez pas, siouplé!

Ceux qui aiment les jeux façonnés à l’ancienne, bardés d’énigmes, nécessitant l’utilisation de la logique pure comme seule arme seront aux anges avec The Witness. Le titre promet de très longues heures de bonheur cérébral masochiste pour ceux qui en sont adeptes. Il livre même, au compte-goutte, plus avant dans son déroulement, quelques pensées liées à notre petite existence. Mais elles se méritent. Par contre, pour ceux qui ne peuvent attendre de se jeter sur une solution piochée sur le web, oubliez simplement The Witness. Tout n’y est qu’énigmes à résoudre sur une île qui en est une gigantesque à elle seule. Cela gâcherait l’unique, mais pourtant intense plaisir que distille ce titre…

 Type :  Réflexion / Aventure
 Éditeur :  Thekla
Age/Pegi :  7+
 Sortie :  26.01.2016
 Multi-joueurs :  Niet
 Plates-formes :  PlayStation 4, PC
 Testé sur :  PlayStation 4

  • Des puzzles bien construits, subtiles
  • Des secrets qui poussent le challenge
  • L’open world 

  • Certains puzzles qui demandent plus d’adresse que de réflexion
  • La narration, pas forcément bien balancée 

En résumé...

A mon avis...

Prise de tête!

Des énigmes à l'ancienne, dans un titre qui fait tout de même penser à Myst, avec une solide construction, en un monde ouvert, voilà le défi que propose The Witness. Ceux qui souhaitent éprouver le bonheur d'une douce torture de méninges durant de longues heures devraient s'y essayer. Sans aucune aide...

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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Ce sujet a 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  JP, il y a 1 an et 2 mois.

  • Auteur
    Messages
  • #74911 Répondre
    Eric Rivera
    Eric Rivera
    Admin bbPress

    Quand le géniteur du génial Braid, Jonathan Blow, lance un nouveau jeu, on est en droit de s’attendre à quelque chose amenant une approche différente
    [Lire l’article complet: Test – The Witness]

  • #74912 Répondre

    JP

    Ah… Ça m’intéresse bien. Un truc qui dure, et qui soit dur aussi, avec plein de puzzles et de la logique, plutôt que des flingues.

  • #74913 Répondre

    Diaz

    Me suis laissé tenter. Et après quelques heures, je suis plus frustré que satisfait. Parfois, ce n’est même plus de la logique, ça me fait enrager !

  • #74914 Répondre

    Alex

    Accroche-toi! Moi aussi, il me fait péter les plombs par moments, mais ça vaut le coup 🙂

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