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Test – DiRT Rally : Cette fois-ci, c’est la bonne!

DiRT_RALLY PS4 rgb pack 2D_PEGIÇa faisait un bon moment que les jeux de conduite automobile totalement dédiés au rallye étaient aussi peu nombreux que qualitativement loin d’être au top. Puis, cette année, on a eu droit à WRC et à Sébastien Loeb Rallye Evo, plutôt moyens dans leur genre. Et voilà qu’est arrivé depuis peu DiRT Rally, d’abord sur PC et plus récemment sur consoles. Eh bien, on dirait vraiment que cette fois-ci on tient le bon bout!

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Codemasters s’est mis un bon coup de pied au cul!

Il faut avouer que la tendance du côté des jeux de course typés rallye a viré à une époque à une sorte de pot-pourri mêlant tous les genres de conduite auto, en ajoutant au grand désespoir de certains puristes un aspect très arcade, qui a fini par casser le ressort de licences qui étaient pourtant efficaces. C’est bien ce qui s’est passé avec les origines de DiRT, à l’époque des Colin McRae, cherchant à élargir son public, sacrifiant au passage tout ce qui faisait son charme, à savoir l’aspect simulation, dur, mais gratifiant quand on parvenait à maîtriser les bolides. Codemasters a visiblement eu un déclic, une révélation avec ce nouveau DiRT Rally : le retour aux sources, s’axant sur le pilotage et ce qu’il procure en immersion et en émotions, au plus proche d’une simulation de conduite, sans pour autant la rendre totalement élitiste. Mieux vaut tard que jamais!

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Back to the roots! Hell Yeah!

À dire vrai, ce DiRT Rally n’était pas même au programme de nos tests. Mais curieux de se glisser dans un baquet équipé de volant à retour de force et pédalier, choisissant une M3 pour tenter le coup sur une spéciale enneigée du mythique Turini, lors d’un event récent, la donne a tout à coup changé. Quasi en nage, parvenant à terminer enfin l’épreuve avec un chrono pourtant peu reluisant à la troisième tentative, l’essai avait fait mouche : DiRT était redevenu celui qu’il était. Difficile, mais gratifiant…

Le test en lui-même a par la suite été réalisé sur une PS4, avec un simple pad de base. Pour autant, le constat reste identique. DiRT mise tout sur l’efficacité. On oublie les modélisations et autres séquences de cinématiques gavantes, Codemasters a jeté tous ses efforts sur l’essentiel. Le mode solo est simple, avec une section championnat scindée en une partie personnalisée, pour mettre en place ses compétitions, et une seconde, imposée. Elle inclut du rallye pur et dur, avec dix épreuves par catégorie. On commence par d’anciennes autos, les gloires du passé, pour grimper jusqu’aux modèles actuels, plus puissants. La progression se fait de manière tout ce qu’il y a de plus classique, en achetant de nouvelles caisses avec l’argent gagné sur les étapes précédentes, argent virtuel qui permet également d’embaucher un staff plus efficace, capable de remettre en état un bolide amoché plus rapidement ou de le régler avec plus de finesse.

À côté de cela, DiRT Rally propose des courses de côte et du rallycross, venant étoffer un peu le titre, mais sans être exhaustif, avec un nombre d’épreuves restreintes. Pour autant, tant l’IA tient la route en rallycross, tant la grimpette sur Pikes Peak à bord de caisses à la puissance déraisonnable font leur effet. Et c’est peu dire! Du côté du rallycross, on note également la présence d’un mode online, lui aussi simple et efficace, avec un leaderboard, des épreuves en forme de petits championnats ponctuels et des sortes de ligues. Ce n’est pas exhaustif non plus, mais comme le plaisir du titre vient pour ainsi dire exclusivement de la conduite, cela suffit comme motif pour piloter sans voir le temps passer.

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Dans la balance, cependant, la variété des lieux où se déroulent les épreuves est un peu chiche. Suède, Finlande, Allemagne, Monaco, Grèce et Pays De Galles, voilà les seules destinations proposées par DiRT Rally. Pour autant, ce petit panel apparent est utilisé à très bon escient, puisque tirant parti de leurs localisations pour faire varier intelligemment les conditions de course. Boue, sable, neige, verglas, tout y passe à différents moments du jour, avec une sensation liée parfaitement rendue. L’adhérence varie véritablement d’une situation à l’autre, impliquant d’adapter sa conduite pour espérer, dans un premier temps, terminer une spéciale, puis, avec l’habitude, réaliser des temps convenables.

Cette variété calibrée des conditions de course s’étoffe par le comportement des autos, lui aussi aux petits oignons. Une Stratos ne se domptera pas de la même manière qu’une Impreza, tandis que les premières caisses, comme la modeste Mini Cooper, procurent déjà leurs lots de sensations. La physique de toutes les autos est au poil, sauf peut-être en entrée de courbe sur de l’asphalte, pour ceux qui désireraient balancer avant d’entrer en virage, la faute à une adhérence un poil trop prononcée. Mais globalement, les transferts de masse, les appels et contre-appels, les coups de câble, tout y passe avec maestria dans le rendu et les sensations. De plus, le titre est bien axé simulation, mais reste accessible. On ne peut pas revenir 10 secondes avant une faute, et les pénalités se payent le prix fort, avec au pire la casse pure et simple. Mais le titre est conçu de telle manière que l’on ressente avant tout de la motivation à aller de l’avant, à se mettre à l’écoute des véhicules tout comme du tracé, via les commentaires pointus du copilote de choc. Les réglages sont aussi un point essentiel, et ils nécessitent également un temps d’adaptation pour en tirer parti. Pas évident de régler correctement la répartition de freinage, les amortisseurs, le différentiel ou la boîte, mais ce côté technique en vaut la chandelle. C’est d’ailleurs sur ce point que se jouera vraiment l’accès à la première place au bout d’une spéciale. Bref, si DiRT Rally est relativement accessible, la courbe de progression disponible est énorme, tandis que pour y briller et exploser les records, il faudra vraiment s’accrocher. Les développeurs ont de plus réalisé des tracés qui demandent vraiment une concentration de tous les instants, avec de petits détails, comme une pierre mal placée, un fossé ou une auto stationnée au mauvais endroit, qui font qu’on ne se relâche quasiment jamais. Et c’est bien mieux ainsi!

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En plus c’est beau et fluide

Sur cette base très solide, Codemasters se paye le luxe de réaliser un jeu en plus de cela esthétiquement très réussi. De beaux graphismes pour le genre, du 1080p à 60 images par secondes sans le moindre hoquet, tout y est. Le son des moulins hurlants et les bruitages annexes sont bien là aussi. Gravillons, retours d’échappement, sifflement d’une Garrett en souffrance, l’immersion est vraiment excellente. Si vous êtes amateur de rallye, cette année, s’il ne vous fallait qu’un jeu, c’est bien celui-ci! Foncez! Mais gaffe à ne pas couper les courbes à tout va!

 Type :  Simulation/Course
 Éditeur :  Codemasters
 Développeur :  Codemasters
 Age/Pegi :  3+
 Sortie :  29.03.2016
 Multi-joueurs :  En ligne
 Plates-formes :  PS4, One, PC
 Testé sur :  PlayStation 4

  • Une simulation accessible
  • Exigeant mais pas frustrant
  • Techniquement solide
  • Beau
  • Durée de vie… 

  • … mais contenu un peu chiche (des DLC?)
  • Pas vraiment de mode d’apprentissage 

En résumé...

A mon avis...

A fond!

Efficace. Voilà comment on pourrait résumer ce DiRT Rally en un seul mot. Le plaisir de conduire est au top, les sensations sont réalistes et l'immersion totale. Pour une fois, on en viendrait à réclamer des DLC vu le contenu un peu léger. Mais le plaisir de conduire compense ce petit manque...

A propos Eric Rivera

Eric Rivera
Tombé dedans tout petit, à l'époque du C64 et de l'Amiga, tandis que l'informatique grand public avait encore une image médiocre, je me suis accroché. La passion aidant, je me suis retrouvé à rédiger pour divers médias, au travers de piges en plus de feu Start2Play. Mais je ne néglige en rien le monde réel, une poignée de main et une vraie discussion, en buvant un verre, s'avérant toujours plus conviviale que n'importe quelle alternative cybernétique. Ici, je m'occupe essentiellement de la partie technique du site, mais certaines sources, que nous garderons sous couvert, affirment que j'officie comme rédacteur en chef. Personnellement, je n'y crois pas...

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Ce sujet a 0 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  Bazinga, il y a 1 an et 2 mois.

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  • #74627 Répondre
    Eric Rivera
    Eric Rivera
    Admin bbPress

    Ça faisait un bon moment que les jeux de conduite automobile totalement dédiés au rallye étaient aussi peu nombreux que qualitativement loin d’être au
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  • #74628 Répondre

    Bazinga

    Ouaip, je plussoie. Top, enfin Codemasters se botte les miches. Et ça paye!

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