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« Sale bourge », le premier roman de Nicolas Rodier

« Sale bourge » est le premier roman de Nicolas Rodier. Il y décrit les étapes du processus de la transmission de la violence de génération en génération.

Pierre, trente-trois ans, vient d’être “condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence conjugale, assortis d’une mise à l’épreuve de dix-huit mois et d’une injonction de soins”. C’est sur ces phrases que s’ouvre le récit.  Retour dans le temps de l’enfance, près de trois décennies plus tôt, dans les années 80. Pierre a sept ans, il est en vacances en Bretagne avec sa famille, bourgeoise et versaillaise. Tout le monde est à la plage. Mais pas lui, aîné des six enfants, resté dans le jardin devant son assiette. Sa mère exige qu’il mange sa salade de carottes râpées tandis qu’il tente de s’y soustraire. S’ensuit un véritable duel. Le narrateur raconte comment sa mère lui hurle dessus ou le gifle quand il refuse d’avaler un morceau ou recrache la nourriture, mais aussi la manière dont elle lui tire les cheveux et lui écrase la tête dans l’assiette. Dans un très bref chapitre de deux pages, tout est dit,. Le cadre est posé. Bien d’autres actes de violence verbale et physique suivront au fil des pages. En replongeant dans son enfance, puis son adolescence, le romancier tente de comprendre comment une violence subie dans l’enfance prend le pouvoir sur l’adulte. Pierre a frappé comme il a été frappé enfant. Comment passe-t-on de victime à bourreau? Comment après avoir subi de la violence finit -on par l’exercer soi-même sur l’être aimé? Comment Pierre, si sensible à l’origine et malgré toutes ses tentatives pour échapper au cycle de la violence a -t-il fini par tomber dans l’engrenage et détruire son mariage ? Comment sortir de ce cercle infernal ? Comment mettre un terme à ce déferlement de violence ? Comment exprimer ses émotions autrement ? Tandis que Pierre met ses tripes sur la table, conscient du mal qu’il fait, en proie à des sentiments de honte et de culpabilité, le lecteur se prend à espérer avec lui qu’il apprendra à détourner les règles pour sortir gagnant. L’ouvrage est paru aux éditions Flammarion.

Nicolas Rodier

A propos Alexia Cerutti

Rédiger des piges pour s2p, me permet de conjuguer ma passion pour le cinéma et mon goût pour l'écriture. Je collabore ainsi aux rubriques "films/DVD" et "Au cinéma". Mon genre de prédilection est le polar. Côté réalisateurs, mes préférés sont Woody Allen et Pedro Almodovar. Je suis aussi accro aux séries TV et j'adore enchaîner les épisodes durant des heures. Comme loisirs, j'apprécie aussi beaucoup la lecture, en particulier de polars, et les grandes balades.

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