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« There is no evil » au cinéma !

Interdit de tournage après la sortie de son dernier film « Un homme intègre », le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof a contourné la censure en réalisant quatre courts-métrages au lieu d’un long-métrage, les courts étant moins surveillés.
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« There is no evil » est donc composé de quatre histoires courtes, en apparence indépendantes l’une de l’autre, mais pourtant liées par un thème commun: le cas de conscience d’hommes confrontés à des ordres qu’ils estiment injustes, ou non, et aux conséquences de leurs choix de les accomplir, ou non. Cependant, leurs décisions n’engagent pas qu’eux, mais aussi leurs proches. La première histoire met en scène Heshmat, un homme paisible, père aimant et attentionné. Sa vie est rythmée par les tâches domestiques le jour et sa profession la nuit qui permet à la famille de vivre confortablement. Mais celle-ci semble ignorer le genre de travail qui est le sien. Pouya est le protagoniste de la deuxième histoire. Il entame son service militaire qu’il accomplit comme gardien de prison, lorsqu’il est confronté à un dilemme qu’il devra trancher au cours d’une nuit dramatique. Dans le troisième récit, on suit Javad, au service militaire lui aussi. Il a obtenu une permission de trois jours pour rejoindre sa fiancée qu’il veut demander en mariage. Ses projets vont être bouleversés par le décès d’un ami cher dans la famille de sa bien-aimée. Enfin, la quatrième histoire braque le projecteur sur Bahram qui accueille sa nièce Darya qui vit depuis sa petite enfance en Allemagne. Il voudrait lui révéler un secret trop longtemps caché. Ours d’or à Berlin, ce film politique engagé de l’iranien Mohammad Rasoulof aborde la question de la peine de mort vue par les bourreaux et par les familles des victimes. Le réalisateur scrute la morale dans la démocratie autoritaire qui régit l’Iran et pose les questions suivantes : en tant que citoyens responsables, avons-nous un choix lorsque nous appliquons les ordres inhumains de despotes ? En tant qu’êtres humains, jusqu’à quel point sommes-nous tenus responsables pour l’accomplissement de tels ordres ? Un film fort et puissant sur la morale, la culpabilité et la lutte pour la liberté. Un magistral coup de poing !  
There is no evil Un film de Mohammad Rasoulof Avec Ehsan Mirhosseini, Shaghayegh Shourian, Kaveh Ahangar, Alireza Zareparast, Salar Khamseh, Darya Moghbeli, Mahtab Servati, Mohammad Valizadegan, Mohammad Seddighimehr, Jila Shahi, Baran Rasoulof Distributeur : Trigon films Durée : 150 min Age légal : 16 ans Age suggéré : 16 ans Date de sortie : mercredi 21 avril 2021

A propos Alexia Cerutti

Rédiger des piges pour s2p, me permet de conjuguer ma passion pour le cinéma et mon goût pour l'écriture. Je collabore ainsi aux rubriques "films/DVD" et "Au cinéma". Mon genre de prédilection est le polar. Côté réalisateurs, mes préférés sont Woody Allen et Pedro Almodovar. Je suis aussi accro aux séries TV et j'adore enchaîner les épisodes durant des heures. Comme loisirs, j'apprécie aussi beaucoup la lecture, en particulier de polars, et les grandes balades.

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